25/02/2006
Le doudou dans l’armoire
Il y a quelque temps, je lançais un appel désespéré pour retrouver un clone du doudou de Violette qui, à peine un an après le début de son adoption officielle, ressemble déjà plus à une serpillière nauséabonde qu’au lapin rose et fuschia qu’il fut un jour (des copines venues dîner hier l’appellent " le gant Mapa ", pour donner une idée…). Grâce à une piste donnée par ma tante Annie (que je remercie solennellement ici, au cas où elle se perdait un jour dans ces lignes), à savoir le site de la Cabane à doudou, j’ai mis une annonce en décembre sur le site en question, photo à l’appui. Pas de nouvelles pendant de longues semaines, mais je continuais parallèlement de chercher par-ci, par-là, en vain.
Et, au début des vacances de février, espoir !, je reçois un mail d’une personne qui possédait le doudou de Violette et qui voulait bien me le " céder ". Un chèque de 34 euros en moins dans notre carnet de chèques plus tard, je recevais samedi dernier par la poste un magnifique doudou tout neuf… qui ne ressemblait pas vraiment à ce qui était advenu du premier, même si, en effet, il s’agissait bien du même. Je le présentai, fière de moi, à Violette, qui le jeta immédiatement, ou presque, par terre, en rigolant comme tout, du style : " mais qu’est-ce que tu veux que je fasse de ça, maman, j’en ai déjà un, de doudou, et en plus il pue, le mien, pas comme le tien qui sent bon… ". Bref, pas désespérée, j’ai mis le doudou pendant plusieurs nuits dans le lit de Violette, en me disant que, dans le noir, elle se tromperait peut-être une fois. Tu parles… A chaque fois que je passais dans la chambre de Violette endormie, le neuf était au bout du lit, voire par terre, le vieux dans ses bras… En quelques jours, Violette a, ainsi, offert son nouveau doudou, ravie, à tout le monde, même à son frère, chose qui serait bien sûr totalement impensable avec sa serpillère.
Conclusion : le nouveau doudou de Violette dort dans notre armoire, à côté du clone de Nounouti, le doudou de Gaby. Il ressortira si Violette perd un jour sa serpillière. Et encore, même pas dit qu’elle en veuille ce jour-là…
Quant à l’ancien, il a servi hier après-midi à nettoyer le sol de la collégiale de Levroux. Je l'avais lavé il y a à peine dix jours, je peux recommencer. A 60 degrés...
Finalement, plus qu’un nouveau doudou, c’est peut-être plutôt un sèche-linge, qu’on aurait dû acheter. Pour pouvoir laver (et donc sécher rapidement, entre deux dodos) le vieux plus souvent...
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24/02/2006
Gaby au cinéma : le deuxième film
Mercredi 22 février, Gabriel est retourné au cinéma avec papa, pour la deuxième fois de sa vie. Il avait été tellement effrayé par la sorcière de Kirikou qu'il avait découverte mi-décembre, qu'il a fallu qu'on passe au ciné le matin vérifier sur les affichettes de présentation du film (présentées dans le hall) que dans ce deuxième film, il n'y avait vraiment pas de sorcière, comme on le lui affirmait depuis quelques jours! Gaby a donc vu que ses parents n'étaient pas des menteurs, et Gaby a finalement accepté d'accompagner son papa au ciné (le pauvre aurait été tellement déçu si la séance avait été annulée!!)
Bref, Gaby a vu ça:
Et il a trouvé, comme la première fois, que les gâteaux au chocolat du goûter qui suivait le film étaient vraiment bons...
Sur le film, il n'a pas fait de commentaire.
09:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/02/2006
Les états d’âme d’une maman volontairement trop occupée (attention, cette note est très sérieuse !)
Le brouillon de cette note traîne depuis quelques jours dans mon disque dur, j’en reprends le fil suite à un échange de commentaires avec mon copain virtuel et blogueur Monsieur le mille-pattes…Voici donc quelques lignes écrites, pour une fois, par Stéphanie, et non pas par la maman de Gaby et de Lolette… Ils pourront néanmoins, bien évidemment, lire ces lignes plus tard, puisque c’est avant tout pour eux que je tiens ce blog depuis maintenant presque un an et que ce que j’écris là les concerne directement…
La semaine dernière (première semaine de vacances dans notre académie), Gaby le magnifique a passé quelques jours (de mercredi 15 après-midi à samedi 18 même heure) chez papy et mamie grenouille, où il y avait aussi tata Erika, venue passer là par le plus grand des hasards les mêmes jours que son petit neveu qu’elle n’aime pourtant pas particulièrement, c’est dire si la vie est mal foutue parfois... Là-bas, Gabriel a fait des activités aussi passionnantes que diverses, notamment : coller des étiquettes sur des bouteilles de vin que papy embouteillait, planter des violettes dans des pots, se balader dans la Brenne et y manger des crêpes un peu grasses, fabriquer un déguisement de chevalier avec du carton et de l’alu (merci au passage à mamie et à Erika de m’avoir débarrassée de ce qui, pour moi, aurait non seulement été une corvée, mais en plus un désastre esthétique dont Gaby m’aurait sûrement jamais pardonnée). Bref, c’est dire s’il s’est ennuyé…
De mon côté, quand il est parti, le mercredi vers 17 heures, je me suis retrouvée comme une âme en peine, errant dans la maison, à moitié en larmes en tombant sur les affaires qu’il avait laissé traîner et que je serrais contre moi, comme si on allait être séparés quinze ans… Quand je l’ai retrouvé, samedi, j’étais heureuse comme tout de serrer à nouveau dans mes bras ce petit mec qui prend maintenant tellement de place dans notre vies et dans nos cœurs.
Parallèlement, Violette a passé deux jours chez sa nounou jeudi 16 et vendredi 17. Deux jours de vacances sans enfants, donc, pour Franck et moi. Un cadeau très précieux ! ! J’ai mis à profit ce temps de liberté pour rédiger entièrement le 5ème devoir (sur 7 au total : ouf, bientôt la fin !) de mon Master 2, retrouvant pendant deux matinées de travail intellectuel intense le bonheur cérébral qui me manque tant depuis que je suis maman et que je passe plus de temps à changer des couches et à ranger des jouets qu’à me servir de mon cerveau. J’ai aussi fait un gros rangement et un grand tri fringues et de matos pour les bébés à naître dans notre entourage proche ou plus lointain (que ceux qui se reconnaîtront admirent comment je reste sobre sur le sujet ! !), rangement et tri qui m’ont fait un bien fou dans la tête. Je me suis aussi offert deux séances de piscine, ainsi que des tête-à-tête avec Franck, pendant deux repas de midi bien agréables et aux conversations plus " intéressantes " que d’habitude. Le vendredi, on a même lu des BD dans le canapé après le déjeuner sans être interrompu ni l’un si l’autre dans nos lectures respectives, luxe suprême ! !
De ces quelques jours, j’ai tiré ces quelques réflexions que je vous livre tout de go.
Je crois que la vie d’une maman (la mienne, en tout cas, mais je suis sûrement particulièrement prise de tête), c’est d’être constamment déchirée entre une chose et une autre…
Déchirée, parce qu’on a besoin de nos enfants pile quand ils ne sont pas là et souvent besoin d’être seule quand ils sont là. Déchirée entre plusieurs sentiments : la fierté, par exemple, de constater que nos enfants sont heureux sans nous (j’ai eu ainsi l’illusion que mon fils était " sécure ", au sens que donne Cyrulnik de ce terme, obsession qui ne me quitte pas depuis sa naissance et qui fait écho aux failles de ma propre histoire) et triste en même temps parce qu’il n’a plus besoin de moi comme avant…
Pourtant, j’ai pris la décision (unilatérale pour l’instant, puisque je n’en ai pas parlé à Franck et il faut voir si les moyens financiers suivent parce que la nounou pendant les vacances, c’est pas spécialement donné, 20 euros par jour quand même…) de continuer de prendre quelques jours par vacances sans eux comme on l’a fait la semaine dernière. Dans l’Education Nationale, on ne peut que reconnaître qu’on a pas mal de vacances (on nous le reproche assez, le débat de savoir si elles sont méritées ou pas n’étant pas de mon propos aujourd’hui), la plupart des autres professions en ont moins et les enfants des mamans qui travaillent plus ne me semblent pas tous malheureux pour autant. Il n’est pas question, bien sûr, de remettre en cause ces vacances que je suis absolument ravie de partager avec mes enfants (ce matin, quand Gaby faisait du manège, j’ai croisé une assistante maternelle qui gardait des enfants, et Gaby m’a demandé où étaient leurs parents, surpris que des enfants puissent être chez leur nounou alors que lui était avec moi, et je lui ai bien expliqué la chance qu’il a de nous avoir près de lui pendant ses vacances), mais il s’agit pour moi de vivre mieux mon boulot qui devient de plus en plus, à mes yeux, seulement alimentaire. Je m’y ennuie de plus en plus, j’ai perdu la flamme et/ou la foi (les ai-je eues un jour ?) et j’ai besoin d’une autre vie, une vie où je ne serais ni seulement maman, ni seulement documentaliste. Une vie où je finirais mon Master sans souci pour ensuite entamer ma thèse, une vie où j’irais à la piscine même pendant les vacances, une vie où je pourrais peut-être, un jour, pourquoi pas, me lancer dans mon rêve secret que je ne divulguerai pas ici.
Je suis une maman exigeante pour qui il est forcément difficile de tout gérer, et qui se débat entre l’impression tenace d’être trop égoïste et une culpabilité conséquente à cela, toujours chevillée au corps. Pourtant, j’ai profondément besoin d’être moi pour être bien ensuite avec mes enfants, et être moi présuppose que je travaille intensément, comme je l’ai fait jeudi et vendredi dernier. J’ai donc besoin de les laisser de temps en temps, pendant les vacances puisque c’est pendant ce temps-là que je suis libre, pour être mieux après quand je les retrouve. Ce qui signifie forcément les voir moins souvent mais les voir mieux, débarrassée de ce que j’ai envie de faire et que je ne peux pas faire quand ils sont là, débarrassée donc de la frustration provoquée par le manque de temps et donc nettement plus agréable à vivre pour eux! !
La question finale est la suivante : est-ce qu’il vaut mieux une maman que ses enfants voient moins souvent mais qui est bien dans sa peau ou une maman omniprésente mais qui se sacrifie ? Pour moi, la réponse est évidente…
A Gabriel et Violette, j’annonce donc dès aujourd’hui que je suis désolée si, un jour, vous me reprochez (ou si moi je les regrette !) ces heures qu’on aura pas vécues ensemble mais qui m’auront servi, je l’espère, à me rapprocher un peu plus de ce que je veux être, moi, Stéphanie…
Et je termine en vous disant aussi que c’est par vous que j’ai trouvé la force de reprendre le fil de mes études, pour vous aussi que j’ai envie de réaliser mon rêve secret. Sans vous, rien de tout ce à quoi j’aspire pour moi n’aurait de sens. Vous étiez les éléments indispensables à ma vie, sans vous je n’avais eu le courage de rien essayer, et ce n’est que depuis que vous êtes là tous les deux que tout me semble possible, ou presque. Possible, mais difficile. Mais possible avant tout…
Je vous aime plus que tout au monde…
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22/02/2006
22 février : message personnel
07:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ca sent le pyjama Franklin…
Mercredi matin 6 heures et quart, Papa extirpe Gaby (qui vient d’appeler " maman " mais qui n’a pas l’air d’avoir remarqué qu’il ne s’agissait pas de la bonne personne) de son lit le plus discrètement possible, pour ne pas réveiller sa sœur qui dort dans la même chambre. On se retrouve, comme tous les matins ou presque, à trois dans notre lit, tout chauds et tout collés les uns contre les autres. Quelques minutes plus tard, papa a déjà replongé dans le sommeil tandis que moi, je ne me rendormirai probablement pas. J’appelle " papa ", pour lui dire d’écouter ce que j’entends depuis quelques matins, depuis mon retour de week-end exactement : les petits oiseaux qui chantent à nouveau dans l’un des trois ou quatre arbres de notre minuscule terrain de ville, de l’autre côté de la fenêtre de notre chambre. Franck écoute, et, d’une voix de grizzli, annonce que " le printemps revient " (ben ouais, il est comme ça, notre papa à nous : philosophe dès potron-minet…).
N’étant pas sûre que Gaby a entendu et compris, je lui signale à nouveau les petits oiseaux qui chantent, et Gaby me répond de sa grosse voix du matin : " on va mettre le pyjama Franklin ! ". Je lui ai dit en effet quand on a reçu le pyjama en question, à manches courtes et avec un bas short, qu’il faisait trop froid pour dormir avec pour l’instant, et qu’on verrait ça au printemps…

Avec le vélo, les retours au parc, les balades en forêt et les jeux en plastique qu’on va ressortir sur la terrasse, on va finir par l’attendre avec impatience, cette année, le printemps, dans cette maison ! !
PS : j’écris cette note à 7 heures 30 environ, Violette vient de se réveiller, elle a dormi cette nuit exceptionnellement douze heures de suite ! ! Normalement, c’est plutôt 6 heures – 6 heures 30, en ce moment, le réveil de nos moustiques…
07:37 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17/02/2006
Tournez manège… (Journal de bord sans véritable intérêt de notre première semaine de vacances)
Lundi, le 13, Violette a fait son premier tour de manège. Notre charmante ville présente en effet l’énorme atout d’avoir en permanence un manège installé sur la place de sa mairie. Gaby y fait deux tours de temps en temps, on achète les tickets par dizaine et on arrive jusque là à rester très raisonnables. Forcément, avec deux loulous, les tickets vont défiler plus vite… Je pensais juste qu’on avait un peu de marge devant nous, Gaby n’ayant pas manifesté l’envie de tourner en rond sur fond sonore de Mort Shuman (c’est Nostalgie qui tourne en boucle, c’est terrible de regarder un gamin tourner en rond avec en plus Sardou qui braille dans la sono…) avant, en gros, l’âge de deux ans. Las… Les "numéros 2" anticipent tout, c’est bien connu… Lundi dernier, Violette a ainsi montré avec insistance le manège sur lequel tournaient Lola et son frangin en criant " ah… ". Et c’est ainsi que je me suis retrouvée à tourner en rond moi aussi pendant quelques minutes, ma Lolette sur les genoux, assise à l’arrière d’un camion de pompiers conduit par Lola et Gaby qui avaient monopolisé le siège avant. Un grand moment d’histoire…
Sinon, mardi 14 février, nous avons passé l’après-midi à faire du shopping à Limoges, Franck et moi, en laissant au passage la marmaille chez papy et mamie Cot-cot. Outre un passage très fructueux chez DPAM et un coup de fil passé à l’heure de l’apéro pour savoir si tout se passait bien et au cours duquel papy Cot-cot, d’habitude très réservé, a avoué que " ça occupait ! ! " (mais pourquoi pensez-vous donc qu’on s’est débarrassés d’eux pour la journée ? ? on vous a dit qu’on ne rentrait que dans 3 jours, au fait ?), rien de notable cet après-midi là. Quand nous sommes rentrés au bercail, à minuit et demi, j’ai retrouvé notre Gabriel endormi sur le canapé, avec mamie à ses côtés, même pas en chemise de nuit, et en train de regarder les JO de Turin (patinage artistique). Face à ma mine étonnée, mamie m’a expliqué qu’il avait bien voulu s’endormir mais qu’il ne voulait surtout pas monter au lit, qu’il nous attendait. Quand papy avait essayé de le monter, il s’était débattu… Alors moi je dis, il faut vraiment être une mamie pour se taper les JO (du patinage artistique, quand même ! !) jusqu’à minuit et demi à côté de son petit-fils qui dort, et accueillir les parents du petit fils en question en assurant que, non, cela ne l’a pas dérangée, et que, oui, tout s’est très bien passé… Chapeau bas…
Enfin, une petite info sans importance : Violette marche. Elle a pris une assurance incroyable, en une semaine. Quand elle se retrouve debout, elle n’hésite plus entre le 4 pattes et le " deux pattes " (comme le dit Lola) : elle choisit le plus souvent la deuxième option.
Violette a donc 13 mois et la nounou m’a dit qu’on pouvait dire qu’elle marchait, même si tout cela reste bien sûr très " château branlant ". Il faudra que je m’en rappelle quand les médecins me le demanderont (pour Gaby, je suis incapable de répondre !).
21:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12/02/2006
La lectrice
Violette est une petite fille très remuante. Pas speed ni stressée, mais toujours en action, jamais vraiment au repos. Je l’appelle de temps en temps " Decathlon ", parce que " à fond la forme ! ", pour donner une idée de la "chose"…

Depuis quelques semaines, pourtant, outre les moments sacrés des repas pendant lesquels elle se pose enfin (quoique, parfois, elle peut tout à fait se mettre à escalader le dos de la chaise au beau milieu d’un petit suisse à la vanille), Violette a trouvé une autre activité qui calme le rythme trépidant de ses mouvements : la lecture ! ! Enfin, la lecture, pas vraiment. Disons plutôt le feuilletage de livres...
Elle adore notamment les livres qui ont des languettes qu’on tire (une petite pensée pour un livre sur un square animé qui avait été offert à Gaby par Lucile et Lionel et qui ne cesse d’être recollé, page après page, tellement c’est son préféré entre tous…), et aussi les livres "en relief ", qui intègrent une matière autre que le papier (par exemple un ours en peluche très douce sur laquelle elle adore passer sa petite main dans un livre offert récemment par les mêmes parents d’Emilio, ou bien une fraise avec des petits granulés en plastique pour figurer les reliefs du fruit dans un autre bouquin offert la semaine dernière par papy et mamie Grenouille).

Elle passe un temps incroyable à passer d’une page à l’autre, et puis une autre encore, avec ses toutes petites mains potelées. Elle montre les illustrations avec son petit doigt, elle pousse des petits cris pour nous inciter à lui raconter ce qu’elle voit. Et elle écoute ensuite ce qu’on lui raconte avec une patience qu’elle n’a pour aucune autre activité.
Dans la voiture, depuis qu’on lui a installé une pile de bouquins à côté de son siège auto, les voyages diurnes passent beaucoup plus vite qu’avant, ils sont aussi nettement moins bruyants. Parfois, on se retourne et elle est assise dans son siège, un bouquin plus large qu’elle grand ouvert devant elle, cachant la moitié de son corps… la couverture à l’envers ! ! On rigole, et on est fiers, bien sûr, aussi…
Aujourd’hui, elle a feuilleté avec la même passion le grand Larousse 2003 puis le catalogue de la Redoute qu’on lui a collé dans les mains en échange, parce que c’était moins risqué qu’elle le massacre.
Inutile de dire que nous avons beaucoup de tendresse pour cette nouvelle passion et que nous l’encourageons vivement à la garder.
Il est marrant, en tout cas, ce petit bout de femme tellement concentré sur ses lectures… Non ?
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09/02/2006
Les deuxièmes premiers pas
Hier, mercredi 8 janvier, Violette a fait ses vrais premiers pas, toute seule, sans qu'on l'y oblige, sans se prendre de gadin, à plusieurs reprises dans la journée. Elle vient même de recommencer ce soir, tellement ça lui plaît. Cela reste très chancelant, et ce ne sont que 3 ou 4 pas de suite, mais le processus est lancé... On ne peut pas encore dire qu'elle marche, loin de là, même, mais on est sur la bonne voie!!
C'est bizarre: pour Gaby, l'acquisition de la posture verticale ne m'avait pas franchement émue. A tel point qu'aujourd'hui, j'ai un peu honte quand un médecin me demande à quel âge il a marché et que je ne peux pas lui donner de réponse fiable, à un mois près.
Là, par contre, voir Violette qui se lance courageusement, ça me touche. Peut-être parce qu'elle est mon dernier enfant. Plus jamais je ne verrai un petit être sorti de moi devenir grand en marchant tout seul...
Courage, ma puce, on est là, et on sera toujours là pour te soutenir si tu fais un faux pas...
(Je n'ai pas de photo, cette fois-ci, parce qu'au lieu de la photographier, on s'est contentés de l'applaudir...)
20:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07/02/2006
Comme les rois mages…
Ce matin, à 5 heures 30, Gaby débarquait sur notre futon pour demander quand on partait à l’école. Comme je venais juste de me recoucher après une pause boulot nocturne, je lui ai expliqué bien gentiment qu’il était un peu tôt, que c’était encore la nuit, tout ça tout ça, mais qu’il pouvait terminer la nuit en question dans notre lit. Sur quoi je me rendormis sur-le-champ.
6 heures 30, le réveil sonne, mais Gaby était déjà debout avant que France Inter ne se mette en marche… " Quand est-ce qu’on descend ? ? " Ben, heu, comme d’hab, après la douche de maman…
Explication ? ? Ce matin, à l’école, Gaby fêtait les rois avec ses copains. Il en parle depuis plus d’une semaine. Même que, sa reine, il aimerait bien que ce soit Isis…
A l’école, ce matin, il a dit " bonjour " à Catherine d’une voix franchement audible (à la place de la chose inaudible qu’il lance du bout des lèvres d’habitude), avec en prime un sourire (historique, le sourire du Gaby, à des gens autres que ses parents ! !). Je lui ai à peine fait un ou deux bisous sur la chaise à bisous, et il est entré dans la classe en courant sans même me regarder.
Pour un petit garçon qui, il y a à peine quelques semaines, pleurait en arrivant aux abords de sa classe, c’est un sacré changement. J’ai du mal à y croire, parfois… Je crois qu’Isis est peut-être pour quelque chose dans sa métamorphose. Elle, et puis le temps qui passe, les petits garçons qui grandissent dans leur tête et qui acceptent de plus en plus facilement de se séparer de leur maman. C’est bien.

Alors moi, je dis "merci les rois mages", même s’ils ont un mois de retard… C’est quand, la prochaine galette, au fait ? ?
06/02/2006
Self-service
Repas dominical. Pour une fois, moi qui ne cuisine pas, très peu, ou très mal, je me suis lancée dans la confection d’un lapin aux pruneaux mijoté dans le fait-tout en fonte qui ne sort pas assez souvent ces temps-ci. Je suis assez fière de moi.

Midi et quelque. Je pose mon chef d’œuvre sur la table. Gabriel veut bien de la viande, mais surtout pas de lapin. Soit. On lui sert donc un morceau de râble de « pas lapin » et des pommes de terre auxquelles il touchera à peine. Pour Violette, je mélange lapin, petites pommes de terre (bio, récupérées sur le marché la veille), lardons, champignons, et même un pruneau. Je lui fais confiance : normalement, elle aime tout ce que je lui propose…
Violette avale quelques bouchées et puis fait « non » avec la tête de manière vigoureuse. Je la connais, ma fille, têtue : pas la peine d’insister. Je mets ça sur le compte de son rhume et la renvoie par terre, pour qu’elle joue, en lui disant que pour le dessert, elle attendra que j’aie mangé mon assiette à moi.
Violette part illico à 4 pattes vers la cuisine, et en revient quelques minutes plus tard avec, dans la main, un Blédichef qu’elle a trouvé toute seule à l’endroit où je les stocke et qu’elle me présente triomphalement. Je lui demande si je dois le faire chauffer au micro-ondes, apparemment c’est oui. Je la rassois, fais chauffer le truc en plastoc, le lui apporte… et elle en mange la moitié (elle est quand même un peu malade, d’habitude elle n’en laisse pas un micro-gramme…). Ravie.

Vexée, moi ??? Ah ben non, mais alors non, pas du tout. Vraiment pas. Y’aurait une raison? Non, je ne vois pas.. Même pas mal…
06:08 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note








