30/03/2006

Les mystères parfois insondables du vocabulaire gabrielesque

Ce matin, alors que je venais de retirer mon fils des bras de son papa (resté en pyjama sur le seuil de notre maison), pour l'installer dans son siège auto avant de partir pour l'école, Gabriel me souffle : "papa, il est sérieux!". Etonnée, je ne peux que confirmer, sans surenchérir comme j'en ai pourtant envie ("ah ça ouais, sérieux, il l'est, c'en est limite ch..., même parfois, tout ce sérieux!", mais pas question, bien sûr, de dire ça à mon petit bonhomme!!) : "ah oui, c'est vrai, papa, il est sérieux". Gabriel fronce des sourcils, et me dit que non, papa n'est pas sérieux : "papa est mystérieux". Là, je ne peux rien répondre, j'en ai le souffle coupé... Où a-t-il appris ce mot? Je lui demande ce que ça veut dire, pour lui, "mystérieux". Et il me répond, mi-figue mi-raisin, que "ça veut dire rien". Affaire à suivre??

Sinon, hier matin, mercredi, j'ai exceptionnellement travaillé de 8 heures 20 à 11 heures 30, et comme les enfants ne se sont levés que vers 8 heures 30, je ne les ai pas vus avant de partir. Mine de rien, cela m'a manqué. Quand je suis rentrée, à 11 heures 30, j'avais à peine garé la voiture que la porte de la maison s'est ouverte, papa Boulardon en est sorti, suivi de près par mon Gaby qui a couru vers moi sur le trottoir, se jetant dans mes bras quand il est arrivé à ma portée. Quelques pas plus loin, ma Lolette, hilare dans les bras de son père, semblait elle aussi ravie de revoir ma bobine. Si on ajoute à ça les paupiettes aux oignons qui étaient prêtes dans la casserole, les petits pois chauffés, et moi qui n'avais plus qu'à me mettre les pieds sous la table, j'ai limite eu hâte que mon 80 % se termine et que je recommence à bosser le mercredi matin. Si je dois avoir un accueil comme ça toutes les semaines, je signe tout de suite!!

Par contre, cette matinée de travail m'a fait anticiper avec un peu d'inquiétude la semaine prochaine, que je vais passer seule à Avignon pour corriger les copies du Concours 3ème voie de documentation. Bon le positif, c'est l'hôtel, le temps pour moi le soir, les repas au restau avec les collègues, les balades en ville. Mais quand même, ils vont me manquer, mes schtroumpfs... Depuis que Violette est née, c'est la première fois que je les quitte si longtemps. En même temps, c'est ce que je veux : vivre aussi sans eux. Ce qui ne veut pas dire que ce soit simple affectivement! Toujours les déchirures du statut de maman...

 

28/03/2006

Le dentifrice aromatisé au poireau

Ce matin, dans la voiture, alors que je conduisais les enfants chez leur nounou avant d’aller manifester sous la pluie, j’ai annoncé à Gaby qu’en fin d’après-midi, j’allais faire des courses, en lui demandant s’il avait envie de quelque chose en particulier. Comme je lui signalai que j’avais l’intention de lui acheter une nouvelle brosse à dents ainsi que du dentifrice pour remplacer tous les petits bouts de tube qui envahissent les rebords du lavabo, je lui laissai choisir entre menthe et fraise, qui sont quand même les parfums les plus courants pour des dentifrices pour enfants. Gaby commence par dire " menthe ", puis " fraise ". Je dis Ok pour la fraise. Quelques secondes se passent et j’entends " ou bien poireau ? ? ". Humour ? Assimilation entre les fraises et les poireaux qu’on trouve tous dans le jardin ? Je l'ignore encore...

En tout cas, je me suis bien marrée!…

26/03/2006

Education sentimentale : le mannequin de chez Leclerc

La semaine dernière, nous étions en week-end chez papy et mamie Grenouille.

Le samedi en fin d’après-midi, nous avons laissé Violette avec papy et papa, et Gaby, mamie et moi sommes allés faire quelques courses au supermarché. Nous y avons rencontré une collègue commune à papa et à mamie, avec laquelle on a papoté un bon moment. Pendant ce temps-là, Gabriel attendait sagement dans le caddie, mais plus le temps passait, plus il s’agitait quand même.

A un moment, ne l’entendant plus et ne le sentant plus remuer dans le caddie depuis plusieurs minutes, nous nous sommes arrêtées toutes les trois de parler. Et nous avons souri, en chœur… Gaby était en train de soulever doucement et patiemment le pull printanier que portait le mannequin de supermarché auprès duquel on avait garé notre caddie, en le faisant glisser vers le haut… histoire visiblement de voir un peu plus haut ce qui pouvait bien y avoir d'intéressant...

J’ai trouvé ça mignon comme tout, et moi j’aurais préféré faire comme si on n’avait rien vu, on aurait pu reprendre notre conversation et Gabriel n’aurait pas été démasqué. Mais la collègue en question s’est un peu moquée, gentiment, de mon Gaby, qui s’est retrouvé tout penaud...

Pourvu qu’un jour, il ne se retrouve pas sur le divan d’un psy à cause de cette anecdote ! !

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25/03/2006

Le chevalier Gaby

Ce matin, c'était le Carnaval dans la ville où Gabriel est scolarisé. Le temps était pluvieux, le sol gadouilleux, on est rentrés humides et cra-cra, donc pas forcément un bilan terrible. Mais bon, quand même, comme Gaby était entièrement déguisé par mamie grenouille et tata Erika, voici quand même les photos de Gaby le Croisé, prises le week-end dernier alors qu'il faisait beau (les photos de ce matin sont trop grises!!)

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On s'y croirait presque, non? Au fait, le thème du Carnaval était le Moyen Âge, le choix du costume ne devant en aucun cas être interprété comme une volonté de lutter contre l'infidèle, de quelque religion qu'il soit...
Sinon, signaler que j'ai appris hier en récupérant ma fille chez la nounou qu'elle sait prononcer au moins un mot, et qu'en plus c'est le mot "maman". A la maison, on n'a droit qu'à "mam", et c'est souvent équivoque puisque c'est la plupart du temps moi qui lui prépare à manger. Alors mam = manger? Peut-être... Chez la nounou, par contre, avant que j'arrive, le soir, il semble qu'elle se dirigerait à plusieurs reprises vers la porte d'entrée en demandant explicitement "maman?". Même pas fière, que j'étais... Euh..., enfin, un peu, si, en fait... Ca change des "t'es pas belle!" (terriblement douloureux) et des "t'es méchante" (ouais, et alors, je suis payée pour ça, en tant que maman, figure-toi, mon bonhomme!) que m'assène son frère de temps en temps (rarement, quand même, heureusement) quand je ne lui obéis pas au doigt et à l'oeil et que ça le contrarie...
Côté langage, toujours, mais chez Gaby, juste noter les "prendu", "viendu" et autres participes passés aussi improbables du même type qu'il emploie fréquemment en ce moment et que j'ai beaucoup de mal à surtout ne pas répéter, pour bien faire comme ils disent dans les manuels spécialisés. Exemple : "Maman, j'ai prendu un mouchoir!". "Ah oui, tu as pris un mouchoir, mon loulou?", histoire de lui donner la bonne formulation au passage sans lui dire explicitement qu'il a fait une faute de syntaxe... Alors que, tout au fond, une petite voix nous pousserait plutôt à dire, juste pour rire : "ah ouais, tu l'as prendu? Cool! T'as plus qu'à viendre pour que je te mouche, alors...". Dur, parfois, d'être une mère sérieuse....

23/03/2006

Pas vomir!! (note sans illustration visuelle!)

Gabriel adore sa tata Erika. Le week-end dernier, nous devions la retrouver chez papy et mamie Grenouille où il se trouve que, par le plus grand des hasards, elle se rend elle aussi, pile exactement les mêmes week-ends que son petit neveu (qu’elle n’aime pas, mais alors pas du tout, pourtant…).

Vendredi soir, un coup de fil de mamie Grenouille nous apprend que tata, grippée, ne peut pas venir. Déception : on ne se voit pas si souvent que ça, et le week-end ne sera pas le même sans eux…

Samedi matin, tata nous appelle à son tour, pour parler à Gaby, qui ne semble, pas, lui, étonnamment, afficher de vraie déception. Je réussis à choper le combiné pour essayer de la convaincre de venir quand même. Elle va réfléchir, mais elle semble bien avoir envie elle aussi de changer d’avis…

Nous partons samedi en fin de matinée. Arrivés chez papy et mamie, on apprend que tata et tonton arriveront dans l’après-midi. On est tous ravis… sauf Gaby qui, contre toute attente, ne semble toujours pas emballé par l’idée. On n’insiste pas sur le moment, mais on lui en reparle quand même dans l’après-midi, et il finit par dire carrément que non, en effet, cela ne lui fait pas plaisir de voir tata Erika. Stupeur, incompréhension. On se doute qu’il y a quelque chose, une raison, mais laquelle ?

Pendant le bain du samedi, alors que tata est sur la route donc sur le point d’arriver, Gabriel joue avec ses jouets en plastique. Il me raconte alors que l’un d’entre eux est malade, et je lui dis qu’on va l’emmener chez le docteur. Il me dit aussi qu’il va vomir, s’il est malade. Et là, je comprends tout ! ! !

Il y a quelque temps, j’ai eu une gastro très courte en durée (une journée, en fait), mais assez intensive dans les faits. En rentrant du collège un lundi soir, j’avais ainsi copieusement arrosé le volant de notre Scenic, avant de continuer sur le trottoir devant notre maison à peine la voiture garée. C’était assez impressionnant, une dame s’était même arrêtée pour me demander si ça allait aller, papa Boulardon n’était encore pas rentré ce soir-là, et mes deux marmots, que je venais de " jeter " dans le couloir, hurlaient tous les deux en voyant leur maman dans cet état. Depuis, régulièrement, quand je dis que je suis fatiguée, ou que j’ai mal à la tête, Gaby me demande, inquiet, si je vais vomir. Cela le terrifie visiblement. Il assmile maintenant " malade " et " vomir ". Et donc, il ne voulait pas que tata vienne, parce qu’il ne voulait pas qu’elle vomisse ! ! Tout s’éclairait !

Dans le bain, j’ai rassuré mon Gaby, en lui disant que la maladie de tata ne la faisait pas vomir.

Et, même si ces gros malins de tonton et de tata ont passé le week-end à dire à Gaby " ne fais pas ça, sinon tata va vomir ", ou bien à faire semblant d’en avoir envie (il a très vite compris que c’était de l’humour, bien sûr !), tout s’est finalement très bien passé et Gaby a été très très content que tata vienne… même malade ! !

22/03/2006

Le 3ème cinoche

Troisième séance de ciné-goûter cet après-midi pour Gabriel, accompagné cette fois-ci par maman. On retrouve Valentine, Antoine et leur maman à l'Appolo.

Au programme:

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21/03/2006

S'asseoir par terre

Depuis quelque temps, dès qu’elle aperçoit dans les parages quelque chose qui dépasse un peu par rapport au niveau du sol, Violette s’y assied. Entre notre salle à manger et notre cuisine, par exemple, il y a une toute petite marche, pas haute du tout. Violette s’y assied, mémère, avec souvent un livre à la main, et elle bouquine, tranquilou, nous bloquant accessoirement le passage mais c’est pas grave, on contourne.... Idem sur le petit parapet Ikea en plastique bleu qui sert à Gaby pour atteindre les toilettes. Ou bien sur la balance électronique dans la salle de bain. Elle s’assied aussi, bien sûr, dès qu’elle le peut, sur les 4 ou 5 petits fauteuils pour enfants qui sont répartis un peu partout dans la maison, avec une mention spéciale pour celui fabriqué par papy Cot Cot à la naissance de Gaby, qu’elle affectionne tout particulièrement. Violette aime bien s’asseoir ainsi. Elle est zen, sur ses petits monticules au-dessus de la terre. Elle y règne sur son petit monde, tranquille, heureuse. Et moi, souvent, forcément, je la prends en photo, parce qu’elle est vraiment marrante, dans cette position-là…

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20/03/2006

De l'inconvénient d'être né

Après Rimbaud, Violette a déniché dans le bureau de son père un nouvel auteur fétiche, tout aussi accessible pour une petite fille de 14 mois que le premier : Cioran... Ce sont deux livres, un bleu et un rouge (le rouge pour Gaby, le bleu pour elle, sans jamais se tromper), qui sont pourtant cachés derrière une porte, mais qu'elle dégote à chaque fois...

Pour preuve, ces deux photos prises le 8 mars dernier :

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Bof, tant qu'ils n'en appliquent pas les préceptes...

19/03/2006

Moi, Stéphanie P., 34 ans, droguée au « chocoton »…

Je fume un paquet de cigarettes mentholées par semaine mais c’est une drogue de couverture.. Ma vraie drogue, c’est le chocolat. Noir. Pas un jour sans carré. Si je n’en ai pas à proximité, je vis de véritables crises de manque. C’est physique : je ne peux pas vivre sans chocolat…

Forcément, mes deux enfants en ont avalé pas mal pendant les neuf mois ou presque qu’ils ont respectivement passés dans mon ventre… Et, forcément, ils adorent tous les deux le chocolat… Un peu trop, au goût de leur papa, en ce qui concerne Gabriel, notamment…

Le soir, je ne mange jamais de dessert. C’est une de mes lignes de conduite en matière de diététique. Par contre, je me tape un ou deux petits carrés devant le JT, quand la table est débarrassée et que numéro deux est au lit. Et, à force, Gabriel fait comme moi. Ce qui, aux yeux de son papa - que je trouve au passage un peu mal placé pour me donner des leçons de diététique, mais bon… - est une très mauvaise habitude…

Voyant que ça commençait à l’agacer gravement, de nous voir chaque soir boulotter nos carrés, j’ai un jour imaginé avec Gaby un code de langage pour qu’on parle de chocolat sans que papa ne comprenne qu’on allait s’en taper un ou deux carrés avant de se coucher. C’est ainsi que le chocolat est devenu du " chocoton ". Le soir, après le dîner, Gaby vient me voir discrètement et me demande, en vérifiant plus ou moins que son père ne le voit pas, un carré de " chocoton ". Ou bien c’est moi qui lui en propose un. Ou bien encore c’est lui qui me dénonce à son père en traversant le salon, son carré noir à la main, en criant " regarde ce que maman elle m’a donné " (oui, c’est un vrai traître, parfois, mon fils…).

Eh bien, allez savoir comment, mais à peine quelques jours après l’invention de notre code de langage, Papa avait découvert de quoi il s’agissait en réalité ! ! Trop fort, non, papa Frank ? ?…

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10/03/2006

Le musée et les lunettes

Devant la grisaille ambiante qui semble ne pas vouloir en finir, on commence à tourner sérieusment en rond, ces temps-ci, dans la maison. Les gâteaux au chocolat, les coloriages et les autocollants, ça va bien un moment, mais là on passerait bien volontiers à des activités plus extérieures…

Mercredi matin, alors qu’on se demandait comment occuper notre après-midi, Gabriel m’a demandé, contre toute attente, à aller visiter un musée. Etonnée, j’en ai parlé avec son papa, et on s’est dit qu’on allait commencer dès ce week-end à faire visiter à nos enfants les musées du département. On ne va quand même pas faire les difficiles face à notre enfant de 3 ans qui veut visiter un musée… Dans 10 ans ou même moins, on risque de ne plus avoir ce genre de réponses quand on demandera " qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ? " ! !

Hier soir, nous reparlions de nos projets pour le week-end, et Gaby est revenu à la charge avec ses musées. On a donc décidé d’aller visiter le musée d’Argentomagus, à 25 minutes d’autoroute, dimanche prochain. Gabriel m’a alors demandé s’il y aurait des tableaux, mais comme c’est un musée sur la période gallo-romaine, je lui ai répondu que ce n’était pas sûr du tout. Il m’a ensuite demandé s’il y aurait des bateaux, et là j’avoue que je n’ai pas trop su quoi répondre… Désespéré par l’ignorance de sa mère en matière de musées, Gaby s’est alors plongé dans sa bibliothèque, d’où il a ressorti " Gaspard à Venise ", qu’on avait rapporté de Venise en avril 2002 avant même la naissance de Gaby, et qu’on n’a pourtant pas lu depuis un moment. Il en a tourné les pages, jusqu’à tomber sur celle où Gaspard dit qu’il a visité " des musées, des musées, et encore des musées "… avant de fausser compagnie à sa petite famille en s’embarquant tout seul sur un canoë-kayak, histoire d’aller faire un tour sur les canaux vénitiens. D’où le bateau ! ! Bon, on lui a donc expliqué que le musée qu’on allait voir dimanche n’avait pas grand’chose à voir avec les muséees de son livre, et qu’en plus on ne ferait pas de bateau…. Il était limite déçu… La vraie vie n’est pas toujours le reflet de la littérature : pas facile de l’admettre à 3 ans…

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Côté Violette, qui bouge toujours beaucoup, juste signaler une petite habitude qu’elle a prise depuis quelques semaines et que je trouve rigolote,… autant que dangereuse ! Le matin, quand Violette se lève, on la met dans notre lit, histoire de voler quelques minutes en position allongée avant d’attaquer la journée. Comme elle met le boxon partout dans la chambre, j’avais pris l’habitude, dès qu’elle arrivait, de récupérer mes lunettes sur ma table de nuit et de les passer à son papa, qui les planquait de son côté, où elle ne pouvait pas les chercher. Cela durait donc depuis quelque temps, mes lunettes qui faisaient chaque matin un arc de cercle au dessus de notre lit quand Violette déboulait. Sauf que… Violette s’est rendu compte du stratagème et, depuis quelques jours, pensant bien faire, à peine arrivée dans notre lit, c’est elle qui se précipite sur mes lunettes, qui les prend dans ses petites mains (pas toujours délicatement, elle me fait flipper chaque matin ! !)… et qui les donne, rigolarde, à son père, très fière d’elle. Du coup, non seulement j’angoisse quand elle passe à 4 pattes d’un côté du lit à l’autre, les lunettes dans la main, menaçant à tout moment de les écraser si elle fait un faux geste, mais en plus j’ai peur que son papa ne la voit pas toujours arriver et qu’elle s’agace avant qu’il ne les prenne. Comme cette nuit, à 3 heures 24 du matin par exemple : son père n’est pas forcément au top en matière de réception de lunettes à cet horaire-là ! ! Moralité ? En voulant préserver mes lunettes, elles prennent chaque matin plus de risques qu’avant, quand elles restaient sur ma table de nuit. Mais comment expliquer à cette petite fille pleine de bonnes intentions que c’est précisément pour éviter ce qu’elle fait que j’avais pris l’habitude de planquer mes lunettes ? Heureusement, chez Afflelou, j’ai choisi l’option Tercera. Et en plus j’ai des lentilles… Mais quand même, mes lunettes, j’y tiens un peu…

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