30/04/2006
De vuelta a casa...
Voilà, nous sommes de retour de vacances. Nous avons passé dix journées vraiment reposantes, amicales autant que familiales, et on rentre à la maison vivifiés à la fois par l’air atlantique et par la brise méditerranéenne, pleins d’entrain pour se lancer dans la dernière ligne droite de l’année scolaire.
Gabriel et Violette sont donc restés tous seuls 4 jours dans la petite maison en bois avec papy et mamie Grenouille pendant que leur papa et moi (re)visitions Barcelone en amoureux. Ils en ont profité pour faire une otite (Violette) et une gastro (Gabriel). Eux qui ne sont jamais malades à la maison, on dirait qu’ils ont voulu tester la faculté d’adaptation de papy et mamie ! !
Ces derniers s’en sont par ailleurs très bien sortis, entre une visite chez le docteur, des changements de draps nocturnes, de nombreux lavages de linge en lavomatic et à la main, la préparation de repas spéciaux pour grands malades. Bref, papy et mamie Grenouille ont obtenu pendant ces vacances haut-la-main leur brevet de grands-parents tous-terrains, avec mention très bien et félicitations du jury…
Papy a même trouvé le temps d’emmener de temps en temps Violette écouter chanter les oiseaux (paraît que ça la calme) et Gaby a apparemment pas mal joué au jeu du loup et à la bataille. Et puis les châteaux de sable sur la plage, la piscine qui ne fait maintenant plus peur à Gaby (Violette, elle, ignore carrément la notion même de peur : à 15 mois et demi, elle descend le toboggan à l’envers, en se laissant glisser sur le ventre…), les longues balades à pied et en poussette sous les pins, etc.
Je n’ai rien noté pendant ces dix jours à propos de Gabriel et de Violette sur mon petit carnet " spécial blog ". Je me suis contentée de les regarder rire, jouer, vivre, grandir, d’écouter chanter Gaby chanter la Souris Verte, d’écouter Violette dire " bab " ( pour Gabriel), ou bien " pap " (Papa) ou bien encore " mam " (manger ou maman, selon le contexte...). C’est bien, aussi, de ne rien noter, de temps en temps!!
En même temps, en partant de La Jenny, hier soir, vers 20 heures, alors que j’annonçais à Gaby que, ce matin, nous irions faire les courses, et qu’il me demandait pourquoi Violette ne venait pas encore avec nous, je lui ai répondu qu’elle était encore trop petite. Il a alors dit quelque chose comme " c’est long, attendre Violette grandir ! ". C’était tellement mignon et tellement bancal syntaxiquement que j’ai dit à papa Boulardon qu’il faudrait que je le note pour mon blog . Je ne l’ai pas fait, mais j’y ai pensé. Pas de doute : je suis bien rentrée de vacances ! !
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16/04/2006
Joyeuses Pâques et ... Hasta luego!!
Ce matin, mon Gaby et ma Lolette ont chaussé leurs bottes en plastique (enfin, surtout Gaby, Violette n'en possède pas encore à sa taille et de toute façon elle n'a même pas daigné enfiler les baskets que j'avais prévues à la place des pantoufles) pour sortir cueillir les oeufs de Pâques au jardin. Moi, frileuse, j'aurais plutôt opté pour dedans la maison, mais Papa Boulardon a pensé, avec raison, que ce serait mieux dehors. C'est ainsi que je me suis retrouvée à 8 heures et quelque du matin, à planter des Kinder dans les pots de fleurs, en fumant une cigarette. Pour une fois, ça a bien arrangé tout le monde "qu'est-ce qu'elle fait, maman, dehors?" "Elle fume, viens, on va regarder Oswald!!".
Violette n'a trouvé qu'un seul oeuf, mais elle se l'est boulotté direct. Gabriel a trouvé tous les autres, et il les a entassés sagement dans son petit panier avant de demander, lui, s'il avait le droit d'en manger un. Sinon, il a globalement gobé le coup des cloches, mais il a semblé plus dubitatif que pour le père Noël : et comment elles font, les cloches, avec leurs petites pattes, pour aller acheter des Kinder chez Carrefour? Et pourquoi maman elle sait qu'il y a trois poussins de Pâques parmi les 6 Kinder, et pas un ou deux? Bref, vers 10 heures, quand j'ai ouvert la fenêtre pour qu'on entende mieux sonner les cloches de l'Eglise Saint-André, juste en face de la maison, et que j'ai dit à Gaby que ça y était, elles avaient livré tous les petits enfants de la ville, c'était limite s'il ne s'inquiétait pas pour ma santé mentale. En même temps, si on y réfléchit bien, c'est assez relativement énorme, cette histoire de cloches. On devrait peut-être choisir l'option "lapin de Pâques", comme dans les pays anglo-saxons et en Allemagne...
N'empêche, on a un gros panier rempli de Kinder de toutes tailles et ça, cloches ou pas, c'est une bonne chose, et pas seulement pour les enfants!!
Bref, sur cette histoire de cloches, j'appuie à nouveau sur la touche "pause" de ce blog, puisque nous partons mercredi prochain dans le sud-ouest, dans la "maison en bois" de Papy et Mamie Grenouille, où on retrouvera aussi tata et son gros bidon. De là-bas, papa et maman abandonneront sans complexe aucun le Gaby et la Lolette entre les mains de leurs grands parents maternels, pour une échappée de trois jours, à deux, ensoleillée si possible, dans la ville de Antonio Gaudi. Avant de partir en Espagne, on ira voir tous les quatre Lila, Maxence, ainsi que leur papa et leur maman, dans leur nouvelle maison, et ça, ça nous fait vraiment super plaisir!!
D'ici là, il me reste à peine le temps de rédiger un devoir pour mon Master, de faire 43 lessives, 5 heures de repassage et 18 heures de ménage, et accessoirement les valises.
A bientôt, donc, aux alentours de la fête du travail!
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13/04/2006
Le joli "crain" de Gabriel...
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12/04/2006
Rituels nocturnes
Chaque soir, quelques heures après qu'elle se soit endormie, papa Boulardon passe dans la chambre de Violette et de Gabriel et il enveloppe tendrement sa fille, lourde comme une enclume, dans son Kimbaloo. On ne la met pas directement dedans, tellement elle bouge avant de s'endormir... Au début, il m'arrivait à moi aussi de le faire de temps en temps, quand je montais me coucher, mais maintenant, j'ai complètement abandonné ce rituel au profit de papa Boulardon, qui s'en charge très fidèlement et très patiemment. Lundi soir, papa Boulardon a transféré sa fille dans son "sac" en ma présence, à mon retour du cinéma. Je l'ai regardé faire, je l'ai un tout petit peu aidé à soulever la masse du corps endormi de notre Lolette, et je me suis dit que c'était bien, que ce soit lui qui le fasse... Que c'était un joli moment, un geste doux et tendre, et que c'était bien que ce soit aussi un geste de papa...
Autre petite habitude liée au sommeil de Violette : quand elle veut exprimer son mécontentement d'avoir été mise au lit alors qu'elle a décidé qu'elle n'en a pas envie du tout, Violette balance par dessus les barreaux de son lit tous les doudous qui s'y trouvent. Le matin ou après la sieste, tout autour de son lit, on dirait les résultats de l'épreuve "lancer de doudous" des jeux olympiques violettesques. Les doudous atterrissent plus ou moins loin selon les jours et la rage de Violette, mais une chose est sûre : c'est toujours le lapin rose, doublon de son vrai doudou, que j'ai mis tellement de temps à trouver, qui arrive le plus loin. Elle le hait vraiment fort, cet intrus. Mais je ne cède pas : je le laisse dans son lit. Moi aussi, je suis têtue... Non mais...
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11/04/2006
Papa pue?
Ce matin, alors que je prenais ma douche, un Gaby encore ensommeillé est venu m’annoncer triomphalement : " papa sent mauvais!! ". Mesquine, je me suis empressée de transmettre l’information à l’intéressé, qui a réagi moyennement ravi, aussi étonnant que cela puisse paraître.
Quand papa, quelques minutes plus tard, est descendu de la douche à son tour, j’ai conseillé à mon Gaby de vérifier si cela s’était arrangé côté odeurs paternelles. Il n’a même daigné se déplacer, cet affreux…
C’est vraiment trop direct, un môme, définitivement… Il va falloir qu’on lui apprenne l’art de la circonvolution et de la litote… Quand il grandira, ça risque de moins bien passer, cette franchise ! !
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09/04/2006
De retour d’Avignon : la gomette engloutie et Taramala dans le vélo
Voilà, je suis rentrée vendredi en fin d’après-midi, quelques heures plus tôt que prévu initialement, ce qui m’a permis de faire la surprise à Gabriel et à Violette d’aller les chercher à 17 heures chez leur nounou. On s’est sautés dans les bras, j’étais ravie de les retrouver, bien sûr…
Pas d’accident grave à signaler en mon absence. A part Violette qui est allée chez nounou lundi 3 avec seulement un body et un gilet, sans T-shirt entre les deux (« mais t’en avais pas sorti !! »), alors qu’il caillait un peu, papa a globalement bien assuré. Il a été largement aidé par papy et mamie Grenouille, heureusement, venus à la rescousse à partir de mardi soir. D’ailleurs, eux non plus ne sont pas en reste côté habillement hasardeux : Violette a en effet marché toute la semaine avec des chaussures taille 19, elle qui porte maintenant du 20 : je ne les avais pas encore rangées dans une boîte, et ma Lolette a dû avoir un peu mal aux pieds, cette semaine !
Pour le reste, Gabriel était de toute façon convaincu, avec raison, que j’allais bientôt « reviendre », et il m’a "téléphoné" un soir avec un faux portable en plastique, avant d’annoncer à son papa qu’il m’avait raconté « plein de choses »…
Deux petites anecdotes pour mon retour : hier, samedi 8, juste avant la sieste, Violette devait avoir encore un petit creux parce qu’elle s’est boulotté à toute vitesse une gommette ronde, orange, juste devant moi, qui n’ai même pas pu intervenir. Quand je lui ai ouvert la bouche, la gommette était déjà avalée. Réaction de son frère : « c’était une gommette à elle ou à moi ?». Ils ont en effet chacun leur sac de gommette, l’un avec un « V » dessus, l’autre avec un « G ». J’ai vérifié : Violette a eu la prudence de manger une des siennes ! Du coup, Gaby n'a rien dit... Ouf, sinon elle se faisait engueuler, non pas d'avoir mangé une gommette, mais une gommette pas à elle!
Et puis, quelques heures plus tard, alors que nous arrivions au parc et que je venais de lancer le dernier Télérama qu'on venait d'acheter (un peu en retard, mais en mon absence, forcément, les choses essentielles ont été escamotées...) dans la remorque du vélo de Violette, Gabriel s'est écrié, alors qu'il s'apprêtait à pousser sa soeur, "non, pas ici, Taramala!". C'est ainsi que nous nous sommes rendu compte que, certes, il a remarqué qu'on achète la même revue toutes les semaines, mais qu'il ne connaît pas encore très bien le nom qu'elle porte!!
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08/04/2006
Happy Birthday, le blog de Gaby et de Lolete!!
Ce blog a eu an hier.
Je viens d'en relire les premiers posts et je lis que, dans le premier, je l'avais annoncé ainsi : "Un blog pour ne pas perdre, au fil des jours, ces petits moments de la vie de Gaby et de Lolette qui méritent (selon mon avis tout subjectif de maman, bien sûr) de ne pas être oubliés. Un blog pour Gaby et pour Lolette, pour qu'il puissent le lire un jour, et un blog pour tous ceux qui connaissent Gaby et Lolette, de près ou bien de loin, et qui auront peut-être l'envie, de temps en temps, de venir faire un tour dans leur petit monde..."
Bref, le paradoxe état déjà donné. Un blog pour nous, donc, comme cretaines mamans remplissent des cahiers à carreaux sur lesquels elle notent les progressions, les bons mots et les anecdotes de leur vie avec leurs enfants. C'était bien là mon objectif initial. Alors pourquoi un blog lisible par tous? Je ne le sais toujours pas, même si je m'invente souvent des raisons fallacieuses pour me justifier auprès de moi-même. Au départ, je n'envisageais honnêtement que des lecteurs connus. Je pensais particulièrement à la maman de Lila qui était "éxilée" là-bas et à qui je donnais indirectement des nouvelles que ne contenaient pas forcément mes mails. Je pensais à papy et à mamie Grenouille, à cousine Emma et à tata Mano, à tata Erika qui à l'époque n'était plus connectée mais qui le serait forcément à nouveau un jour ou l'autre. Je ne connaissais rien de la blogoshpère, quand j'ai ouvert ce blog. Et puis des lecteurs "inconnus" sont arrivés, les premiers commentaires ont été envoyés et je me partage désormais entre la tentation très récurrente de fermer ce blog au public et l'attachement que je ressens maintenant pour ces "copains virtuels" qui passent de temps en temps nous rendre visite.
J'ai souvent l"impression que ce blog n'a aucun intérêt pour d'autres que nous, pour Gaby et Violette plus tard. C'est quand même pour cela, pour les traces futures, que je l'ai ouvert. Et puis, je ne veux pas me censurer. J'écris ce qui est difficile, mais aussi et surtout les joies de la vie avec des enfants. Alors, forcément, cela peut donner parfois l'impression de "oh là là vous avez vu comme ils sont beaux et intelligents, mes enfants!", et ça peut agacer. Dans ces cas-là, j'ai envie de fermer ce blog au public. Je l'ai déjà fait récemment, mais j'ai craqué très vite. Pourtant j'écris aussi, je crois, les doutes et les failles. Je n'ai pas caché les soucis avec l'école de Gaby le matin, ni mes doutes de maman. Il y en a bien d'autres, (tellement d'autres, même!), mais ce n'est pas le propos de ce blog. Comme je veux que mes enfants lisent un jour ces lignes, je n'ai pas le droit de laisser transparaître toutes les questions existentielles qui me taraudent. Pour cela, il faudrait, soit que j'ouvre un autre blog, plus initmiste, et de ça il n'est pas question du tout. Soit que je trouve d'autres voies pour vider mon sac, et je n'ai de cesse d'explorer toutes les voies possibles et imaginables.
Alors tant pis, je continue. Je ne sais pas combien de temps ce blog durera, j"ai souvent envie d'arrêter, mais je continue tant que l'envie de raconter reste plus forte que celle de laisser tomber. Cette année, je trouve que cet exercice d'écriture libre est un bon pendant à toutes les contraintes imposées par mon Master 2. Si, l'an prochain, je perds ces contraintes, peut-être que j'aurai envie d'autre chose. On verra. Je suis pleine de projets et d'envies, ce blog est forcément passager.
N'empêche, je suis vachement fière qu'il ait un an!!
Violette a donc 14 mois et demi, Gabriel presque 39 mois. Ce sont mes amours. A l'heure où j'écris cette note, samedi 1er avril à 6 heures 20 du matin, je m'apprête à les quitter pour 5 jours. Quand cette note sera mise en ligne, le vendredi 7 au matin (en fait, cela a merdé, et je publie finalement cette note samedi 8, en la retouchant au minimum because pas le temps), je serai encore à Avignon mais je serai sur le point de les retrouver. C'est marrant, le temps rendu virtuel par un blog...
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01/04/2006
Pause
Blog en pause. Maman en "vacances studieuses" à Avignon. Mes enfants me manquent probablement, mais je suis très probablement tout aussi ravie de vivre quelques jours juste pour ma pomme.

Sur ma table de nuit, à l'hôtel, j'ai sûrement posé une photo d'eux et je me réveille en la regardant chaque matin... En me disant que c'est génial, que je n'ai que mes fringues à préparer aujourd'hui, aucun bib à faire tourner dans le micro-ondes, et que je ne vais pas subir les Zouzous sur la 5ème, donc que la chanson du Père Castor ne devrait pas tourner en boucle dans ma tête toute la journée. Encore mieux : ce n'est même pas moi qui vais préparer le petit déjeuner que je vais prendre dans quelques minutes!! Vous avez dit bonheur?
Prochaine note programmée pour le vendredi 7, jour anniversaire de ce blog...
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