31/08/2006
juillet 2006 : rétrospective
Mercredi 5 juillet, bain du soir. Gabriel et Violette trempent. Ils ont vidé dans l’eau la quasi totalité de ce qui restait de mon bain moussant à l’orange, la baignoire est donc très mousseuse. Gabriel me demande subitement une « bacassine » . Etonnée qu’il connaisse ce personnage, je lui demande quand même s’il me parle bien de Bécassine la bretonne. Gabriel me dit que non, puis il s’agace, en me redemandant plusieurs fois la même « bacassine, » sans que je devine de quoi il s’agit. Exaspéré, il me montre finalement la porte des toilettes, et finit par préciser : « une bacassine, dans les WC ! ». J’ouvre la porte des WC, regarde à l’intérieur et ô miracle, mon regard se porte sur une petite « bassine » jaune ! Gagné, c’était bien la « bacassine » tant réclamée, dont Gabriel s’empare, ravi que sa mère, si limitée intellectuellement, ait enfin fini par comprendre son langage, et il se met, aidé par sa sœur, à écoper la baignoire pour en enlever la mousse en surface, et la déposer dans la dite bacassine. Inutile de préciser que ce petit jeu les a occupés un bon moment…
Le 10 juillet au soir, alors que, comme presque tous les soirs de cette semaine-là, en l’absence de papa parti faire du théâtre, nous profitons de la relative fraîcheur de l’après-dîner pour faire le tour des différents parcs pourvus de jeux pour enfants de la ville, nous nous retrouvons ce soir-là au parc Balsan, où on peut trouver un des deux « bateaux » multi-activités de la ville que Gabriel affectionne particulièrement. Ce soir-là, c’est pourtant Violette qui fait son show, puisque à 18 mois à peine, elle n’hésite pas à escalader l’échelle constituée de cordes reliées les unes aux autres pour en faire une sorte de filet, qui est en fait le seul moyen de monter dans le bateau et d’en redescendre par le toboggan. Je regarde ma petite minette monter si courageusement à plusieurs reprises, rigoler comme une cacahuète quand elle arrive en haut, fière de sa prouesse, je prends deux ou trois photos pour immortaliser l’instant, en regrettant amèrement de ne pas disposer d’un caméscope pour rendre encore mieux compte de ce qu’elle arrive à faire, et je me dis, en m’efforçant quand même de ne pas trop comparer avec le Gaby à son âge, qu’elle est vraiment très impressionnante, sur le plan moteur, cette petite nénette…
Mardi 11 juillet au matin, avant que je ne les prépare pour aller chez nounou, mon Gaby et ma Lolette se font leur demi-heure de Zouzous matutinale. Au milieu d’un dessin animé, un papa lapin s’apprête à fabriquer un « gâteau maison » pour une fête d’école de son fils-lapin. Grosse déception de Gabriel : le gâteau est un banal gâteau tout plat, et non pas un gâteau en forme de … maison, comme il s’y attendait !…
Le même jour, mardi 11, en sortant de chez nounou, j’emmène par surprise mes deux loulous à la piscine à vagues. Pour Violette, c’est la première fois ! Même constatation qu’au parc : cette petite fille n’a décidément peur de rien! ! Après avoir accepté sans rechigner d’enfiler ses brassards, elle se jette dans l’eau, met la tête sous l’eau involontairement, boit la tasse, y retourne quand même. Elle m’épate…
Vendredi 14 juillet, le soir, restaurant à l’étang de Bellebouche avec papa - retrouvé pour la journée et la soirée -, et aussi Adrien et Pauline. On commande des menus adultes pour les grands, et pour les enfants, la serveuse nous propose un gratin de pommes de terre et deux saucisses. Le plat arrive, après une attente jugée interminable par nos deux loulous affamés par la baignade dans l’étang et les descentes de toboggan. Violette se jette dessus, se brûle à défaut d’attendre que cela refroidisse, pendant que Gabriel attend patiemment que je détache la croûte gratinée du gratin, qu’il n’aime pas. Il commence à manger, goûte aux saucisses, fait la moue, avant d’annoncer qu’il ne veut pas non plus du « gratin de saucisses ». Le gratin, c’est la petite croûte de chair qui recouvre la saucisse noircie par la cuisson sur un grill… Pinailleur, le Gaby ? ? Si peu…
Début juillet, lasse de la rédaction de mon master, je décide de m’offrir (sans attendre les vacances sur l’Atlantique comme c’était prévu initialement) le plaisir de la lecture du dernier Fred Vargas qui me nargue depuis début mai sur mon bureau. Je le lis au parc le soir, sous le grand arbre ombrageux de chez mamie Cot Cot le dimanche, le soir avant de m’endormir après mes longues journées de rédaction. Adamsberg y est papa, et, à la grande surprise de son adjoint Danglard, non seulement il se souvient du prénom de son fils (Thomas/Tom), mais en plus il s’en occupe quand Camille, sa maman, fait un concert… Un soir, alors qu’il le garde et qu’il lui lit un livre sur l’architecture béarnaise (le bébé a 9 mois, mais il est ravi), il se met à toucher ses petits pieds, et Fred Vargas en compare le bout avec une cosse de petits pois. Depuis, je n’arrête pas de toucher les doigts de pieds de ma Lolette, juste pour le plaisir, en pensant très fort à des petits pois, et je mesure à quel point cette image est juste. Du coup, parfois, cela me donne envie de les croquer…
Les expressions « gabrielesques » du mois : « c’est pas juste ! » et « c’est nul ! » ; expressions qui en ont engendré deux autres dans le vocabulaire de sa maman adorée : « c’est peut-être pas juste (ou bien nul), mais c’est comme ça, mon pote (ou mon coco, ou mon loulou, ou mon petit mec, selon l’inspiration du moment et la gravité de ce qui n’est en effet pas juste du tout…) ! ». Jusqu’ici, il n’a pas encore demandé selon quels mystérieux critères cela pouvait être ainsi, de manière si arbitraire… Si c’est le cas, je répondrai « parce que ! ». Cela peut marcher peut-être une fois…
La Jenny du 16 au 29 juillet :
- C’est l’été (c’est même la canicule), les deux enfants passent leurs journées tout nus (Gaby) ou en couches (Lolette) et nous sommes au fin fond de la nature, alors, forcément, dès qu’une envie pressante se fait ressentir, Gabriel prend rarement le temps de courir jusqu’aux toilettes, il se contente plutôt de repérer le pin le plus proche pour l’arroser rapidement d’un petit jet. Pas de souci jusque là (on lui a juste conseillé d’éviter les pins les plus proches de la terrasse où on mange…), sauf que Violette a décidé de faire comme lui. Elle se penche, le bidon vers l’avant, les fesses recouvertes d’une couche,… et elle attend ! Forcément, ça vient rarement, même sans couche, alors elle nous regarde, les yeux pleins de questions. Et comme, nous, on se marre, les réponses, elle ne les a pas… Mais pourquoi je ne peux pas faire pipi debout comme mon frère ? ? Les mystères de la vie, ma puce, déjà…
- Violette et Gabriel à la piscine. Tandis que Gabriel fait prudemment la baleine ou la grenouille sur la première (voire la deuxième les jours de grande aventure) marche de la pataugeoire, Violette trouve que la pataugeoire en question, ça va bien un jour ou deux, le temps de prendre ses marques, mais que c’est quand même un peu bon pour les bébés… Elle, ce qu’elle vise, c’est le grand bassin, où elle a déjà voulu rejoindre tata qui y faisait ses longueurs, mais elle daigne gentiment se contenter du moyen où on veut bien l’emmener parfois. Là, les brassards autour de ses petits bras potelés, elle fait le petit chien, elle avale la tasse des dizaines de fois sans que cela ne l’empêche d’y retourner dès qu’on lui a épongé le visage, elle fait des allers et retours dans les bras de tout le monde (mais quand même surtout ceux de papy), bref elle s’éclate littéralement dans l’eau ! ! Mamie a acheté une frite bleue à Gabriel qui avait promis qu’avec, il irait plus loin dans l’eau. Résultat, on joue avec le long de la piscine, lui c’est Dora et moi Chipeur le Renard, qui dois piquer la frite bleue à Dora, pendant qu’ « elle », « Dora-Gaby », « elle » reste peinarde au bord de l’eau. J’ai bien essayé de transformer la pataugeoire en « grand lac salé » que Babouche et Dora devaient traverser pour récupérer la frite bleue piquée par Chipeur : en vain, c’était pas drôle, mon jeu ! Conclusion : Violette aime l’eau autant que sa maman et Gaby autant que son papa. Cela inquiète un peu Papy, qui est allé demander aux maîtres nageurs la solution pour que Gaby prenne confiance. Résultat : il faut attendre que ça se débloque ! On n’a donc pas fini de jouer à Dora les pieds dans l’eau…
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30/08/2006
rétrospectives mai et juin 2006 : suite et fin en images
Les cadeaux fabriqués à l’école et offerts par Gabriel pour :
la fête des mères du 28 mai 2006 :
et bien sûr la fête des pères du 18 juin 2006 :(Les vignettes collées sur le canson bleu ont été choisies par le Gaby parmi d'autres proposées par la maîtresse... Sachant que papa Boulardon chante presque aussi faux que maman, qu'il n'est pas monté sur son vélo jaune depuis presque 1 an, qu'à défaut de repeindre toute la maison, il donne en effet quelques coups de pinceau sur les portes et les fenêtres quand les papys et mamies viennent repapiéter une pièce, et que son activité footbalistique consiste essentiellement à tirer des buts contre son neuveu de 6 ans posté devant une grille, on voit tout de suite le pouvoir mystificateur de l'enfance... Ou peut-être que la maîtresse n'avant pas la vignette "qui fais beaucoup d'ordinateur"??...)
Toujours dans la série « travaux manuels », voici les 4 objets exposés par la maîtresse de Gabriel - et fabriqués par ses soins tout au long de l’année - lors de l’exposition de son école du 24 juin 2006. Il y en a un pour symboliser chaque saison :
Le printemps :
L’été :
L’automne :
L’hiver :
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29/08/2006
juin 2006 : rétrospective
Mercredi 7 juin 2006. Alors qu’il est perché, tout nu, sur une chaise qu’il vient d’installer devant la fenêtre (fermée) de sa chambre (qui donne sur la rue), Gabriel voit une Kangoo de la Poste se garer sur la placette devant la maison. Il s’écrie alors « oh !, la voiture de la boîte aux lettres ! ».
Mi juin, alors que nous passons en Scenic, de retour de chez nounou, devant ce qui devrait être la future école primaire de Gabriel (sauf si on arrive à obtenir une dérogation pour une qui est plus proche de la maison mais hors secteur), Gabriel se rappelle que je lui ai expliqué un autre soir qu’il devrait actuellement être dans cette école, et qu’il ira peut-être plus tard. Gabriel m’annonce donc « tu as vu, maman, mon école ! ». Je confirme et, me rendant compte que je lui parle trop souvent de ce qui va se passer plus tard (c’est maladif, chez moi, j’ai beaucoup de mal à vivre au présent et je n’ai pas trop envie de contaminer mes enfants de cette maladie pas grave mais pas sympa non plus), je lui dis que, pour l’instant, il est très bien où il est et qu’il ne doit pas être impatient d’être dans cette école-là. Copiant alors une petite phrase que j’ai déjà dû lui dire dans une occasion similaire, il s’exclame alors : « tu sais, maman, il faut que tu me laisses grandir ! ». Et paf, dans les dents, maman la procrastinatrice…
Le samedi 17 juin, Adrien et Pauline sont revenus à la maison, après deux ans d’absence. Une immense surprise, on ne s’y attendait vraiment pas. C’était le plus beau cadeau dont papa n’aurait jamais osé rêver pour sa fête des pères. Depuis, Gabriel les sollicite constamment, Violette leur fait ses plus beaux sourires, et tout le monde est vraiment content que la famille soit à nouveau réunie…
Mercredi 21 juin, Gabriel et Pauline ont emprunté à la médiathèque un petit livre cartonné très rigolo : Tes chaussettes, Bob !, d’Alex Sanders, à l’Ecole des Loisirs. Bien leur en a pris : Gabriel se tord de rire quand on le lui lit, parfois jusqu’à deux ou trois fois de suite, à sa demande expresse. Le décalage entre les images du Bob qui fait le malin (pages de droite) et les commentaires mi-agacés mi-amusés de sa maman qui attend qu’il s’habille correctement (pages de gauche) sont en effet tordants. Il adore particulièrement la page où Bob enfile son slip sur la tête et celui où il cache son zizi derrière une chaussette. Du coup, jeudi 22, vers 22 heures, je mets Gaby sur mes genoux, on s’installe devant mon portable et on se connecte sur Alapage, pour y commander ce livre qu’il serait vraiment dommage de ne plus avoir à la maison lorsque la date de retour en sera arrivée. Je fais donc ma commande, puis j’explique à mon Gaby que le livre arrivera bientôt dans la boîte à lettres. Vendredi matin 23, à peine levé, Gabriel descend et se précipite sur notre boîte à lettres, l’ouvre, constate qu’elle est vide (c’est souvent le cas à 7 heures du matin), et vient m’annoncer, très déçu, que le livre n’est pas encore arrivé. Alors moi, je pose la question tout net : ils font quoi, chez Alapage, pour que les délais de livraison soient si longs ? ?
Jeudi 29 juin au soir : Gabriel a mangé le premier esquimau au chocolat de sa vie. Et, bien sûr, comme dans le livre "Thomas n'a peur de rien", de Christine Naumann-Villemin (Ecole des Loisirs), le bavoir est allé directement à la machine à laver juste après, le bouton tourné sur un cylcle à 60 degrés. Le lendemain, il en a réclamé un autre, et cette fois-ci, c'est le tapis du salon, qu'il aurait bien fallu nettoyer, une fois le bâton en bois léché. Du coup, je lui ai expliqué qu'on n'allait pas pouvoir continuer à ce rythme d'une glace par soir, en avançant des arguments plus ou moins diététiques et en expliquant que les bonnes choses, il faut aussi les espacer dans le temps pour plus en profiter (enfin, je ne me suis pas exprimée en ces termes, mais l'idée générale y était). Et puis, surtout, à ce rythme là, au bout d'une semaine, je crains que la maison ne soit entièrement repeinte en marron... Mais ça, bien sûr, je ne l'ai pas dit à mon grand Gaby...
Dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 juin, entre 3 heures 30 et 4 heures 30 du matin, Gabriel et moi avons passé une heure nocturne aux Urgences de l'hôpital de Ch'troux. Alors que j'étais en train de faire passer les épreuves orales du Capes de documentation sur le site du Futuroscope du lundi au mardi de cette même semaine, confiant aveuglément les deux prunelles de mes yeux à leur papa et à leur grande sœur, j'étais loin d'imaginer que Gaby profiterait d'un moment d'inattention de ses deux gardiens pour, après le bain, choper un coton-tige d'adultes (sans bout arrondi, par conséquent) et ne rien trouver de plus malin à faire que de se le coller dans l'oreille, courir avec, et atterrir sur notre lit en s'enfonçant le dit coton-tige dans l'oreille. Ce qui l'a, bien sûr, fait hurler de douleur. Mais tout ça, moi, je ne l'ai appris que bien plus tard. Même le jeudi soir, après le bain, quand j'ai dit à papa Boulardon que l'oreille droite de son fils était ensanglantée, il ne m'a trop rien dit, il est resté très allusif sur l'incident. Ce n'est que dans la nuit de jeudi, vers 3 heures du matin, donc, quand son fils s'est réveillé en hurlant de douleur, que j'ai compris qu'il s'était passé quelque chose de plus grave que je ne l'imaginais, et qu'il a alors évoqué l'incident du coton-tige, sans trop rentrer encore dans les détails pour autant (les hurlements de douleur, il ne me les a avoués que le vendredi midi, à la fin de l'"aventure"). Bref, mon Gaby étant habituellement résistant à la douleur, et pensant forcément à un risque de perforation du tympan, je file du Doliprane à mon fils et nous décidons que je vais le conduire aux Urgences fissa. Nous mettons dans le sac à dos Winnie une petite voiture juste achetée, le livre de Dora rapporté de Poitiers, la Coccinelle verte de tonton Mickaël, et nous voilà partis. Dans la scenic, Gaby n'a plus mal du tout, le Doliprane a fait son effet, il papote même allégrement, et je me demande un instant si on ne s'est pas un peu emballés, sur le coup. Bref, on arrive aux Urgences, on s'enregistre, Gaby est transféré dans un bloc, et un externe en pédiatrie débarque. Vraiment pro: quand je lui annonce que Gabriel m'a avoué dans la voiture que nounouti avait mal lui aussi à l'oreille, il commence par ausculter pendant un bon moment le nounours en peluche, sous les yeux ravis de mon Gaby. Puis, il ausculte quand même mon fils, qui se tient exceptionnellement à carreau alors que d'habitude les docteurs auraient plutôt tendance, comme les coiffeurs dans le temps, à le faire hurler. Il conclut qu'à son avis, c'est juste le conduit auditif qui est éraflé, mais comme avec son appareil pas spécialisé, il ne peut voir que la moitié du tympan, il me conseille quand même un Rv ORL le plus tôt possible. Le temps qu'il me fasse une ordonnance, j'envoie un texto à la maison pour rassurer papa, et je me dis qu'on est tombé sur un médecin extra. Le lendemain matin, Gaby pète le feu, plus de douleur à l'oreille, on décide donc de l'envoyer à l'école, comme d'habitude. Vers 9 heures, je tente de prendre Rv au service ORL de l'hôpital, mais pas possible avant le début de la semaine prochaine. J'essaie dans le privé, et là, miracle, on me donne un Rv trois heures plus tard, à midi. Je sors plus tôt du boulot, récupère mon fils chez sa nounou, l'emmène au Rv, et l'ORL m'annonce qu'en effet, le tympan n'a rien, mais qu'avant 10 ans, il est fortement déconseillé que les enfants se nettoie tous seuls les oreilles... Honte de maman!! Pas la peine d'expliquer qu'il était avec son papa quand ça s'est passé, je me contente de baisser le nez comme une enfant pris en flag', et je sermonne Gaby en lui disant que, les coton-tige, c'est fini! L'ORL précise aussi que, comme je l'avais deviné, l'externe sur lequel on est tombé a fait exactement ce qu'il fallait faire. Pour preuve :il ne modifie même pas son ordonnance! Fin de l'incident. Record à battre : une collègue du collège, prof des écoles chargée du suivi des enfants du voyage, dont le fils de 5 ans est déjà allé deux fois aux Urgences de notre ville dans la nuit. Courage, Gaby, encore un an et demi pour faire aussi bien!! Un petit coton-tige?? Et, avant de finir, juste une petite phrase prononcée par Gabriel vendredi 30, dans la voiture, alors que nous sortions du cabinet de l'ORL : "'quand même, maman, on a eu de la chance que le docteur il soit réveillé, cette nuit!". Ben oui, mon bonhomme, c'est sûr : on a eu de la chance!...
Fin juin :
- alors que nous étions un jour sur le point de partir nous promener et que je faisais le recensement des doudous, je regarde Violette dans les yeux et lui demande plus ou moins sérieusement : "et toi, ma puce, elle est où, ta serpillière?". Violette s'éloigne alors sur ses petites jambes potelées, tourne et vire dans le salon, et revient quelques secondes plus tard portant triomphalement à bout de bras... son doudou!! Moralité : penser à ne plus jamais employer le mot "serpillière" pour nommer sa ser... pardon, son magnifique (et très propre) lapin en peluche rose (enfin, rose-gris-tendance marron)! Parce que, le jour où elle se rendra compte quel signifié se cache en vérité derrière le signifiant "serpillière", elle risque peut-être de se vexer...
- Un jour, en début d'après-midi. Je viens de monter coucher Violette vers 13 heures, comme tous les jours sans école et sans travail, et les garçons sont restés en bas pour vider la table, remplir la machine, boire un café, regarder le JT (grand garçon) et jouer, faire des puzzles, aller sur la terrasse, enfin être tranquille sans être embêté par une petite nénette fouineuse (petit garçon). J'ai regardé mes mails, et je me suis allongée quelques instants sur notre lit pour me reposer avant de bosser. Gabriel monte au bout d'une demi-heure environ, envoyé par son père en "mission sieste". Je ne dors pas, mais j'ai les yeux clos, et je décide de les laisser comme ça avec l'espoir que, peut-être, Gabriel respecterait mon sommeil, se coucherait gentiment à mes côtés sans entamer de conversation et qu'il s'endormirait donc plus vite que d'habitude. Gabriel entre donc dans notre chambre, me croit endormie, et ce qu'il fait est totalement inespéré : il se penche vers moi, me caresse doucement le haut du bras, avec une infinie tendresse, avant de me faire un petit bisou au même endroit. Du coup, je suis super émue, mais je fais encore semblant de dormir quelques minutes pour ne pas qu'il pense que j'étais réveillée, puis je me rapproche de lui qui s'est entre temps allongé à mes côtés, pour lui faire un méga câlin et le serrer fort dans mes bras. Et je me dis au fond de moi que ce petit bonhomme extrêmement introverti apprend quand même peu à peu à exprimer ses sentiments. Ce dont je ressens une grande fierté. Parce qu'avec le papa grizzli qu'il a, je me dis que c'est quand même moi et tous les "je t'aime" que je lance à mes enfants, tous les mots qu'on échange, qui doivent aller dans le sens d'une meilleure expression des sentiments. Je leur apprends, je crois, à lui et à sa sœur, qu'il est souvent bon de s'exprimer plutôt que de rester dans l'amour implicite, comme le fait leur papa. Parce que je crois que l'amour n'est jamais évident, et qu'il gagne beaucoup à être dit et redit. La caresse et le bisou de mon Gaby, ce jour-là, je les ai pris comme des marques extérieures d'amour purement gratuites (puisque j'étais censée dormir), et j'en étais vraiment très heureuse. Vraiment. Comme quand ma puce me serre très fort dans ses petits bras potelés, ce que son frère n'a jamais fait à son âge...
Les petites habitudes du mois de juin :
- le jeu du mois côté Gaby : « maman ? ? » « oui ? ? » « Rien ! ! ! ». Mort de rire, bien sûr. Sauf que, depuis que Pauline et Adrien sont là, c’est Gaby qui est piégé à son tour. « Au fait, Gaby, on ne t’a pas dit ? ? » « Non ? » « RIEN ! ! ». Tel est pris qui croyait prendre… Du coup, depuis le 17 juin, il a un peu arrêté d’essayer de nous avoir… Comme quoi, on se lasse même des meilleures blagues !
- côté Violette : une ou deux fois par jour sauf le lundi, Violette, Gaby et moi franchissons le seuil de la boulangerie qui est à 10 mètres de la maison, même quand on n’a rien à y acheter, juste pour dire bonjour. Du coup, Violette y a pris une drôle d’habitude : en rentrant, elle se dirige illico vers la boulangère, Mme Gervais, et elle lui tend généreusement sa serpillière, pardon, son doudou. La boulangère, pas fière et pas dégoûtée (espérons qu’elle se lave bien les mains avant de servir le prochain client), le prend volontiers, mais on s’est demandé pendant quelques jours ce que Violette pouvait bien vouloir en échange, pour accepter de se débarrasser de ce précieux bien. C’est Mme Gervais qui a compris la première le pourquoi du comment. Comme Violette exprimait chaque fois son désir d’attraper quelque chose situé derrière le comptoir, elle a essayé de lui donner un petit bout de pain. Bingo, c’était bien ça ! Depuis, chaque fois que Violette entre, elle lui donne son doudou au passage… avant d’aller réclamer son dû. Du coup, je n’ose plus trop y entrer quand on n’a pas de pain à acheter et à donner à Violette. En effet, dans le quartier, si la boulangère est connue pour être mille fois plus aimable avec les enfants qu’avec les grands, elle n’est pas connue pour sa générosité extrême. Un sou est un sou, et un bout de pain est un bout de pain…
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28/08/2006
mai 2006 : rétrospective
Mercredi 17 mai. Nous nous rendons, en famille, sous un soleil estival, à l’exposition des travaux annuels des membres d’une association de professeurs des écoles de maternelle. Là-bas, je rencontre le directeur de l’école de Gabriel, qui n’est pas son maître mais qui semble le connaître puisqu’il se rappelle que, jusqu’à janvier-février, on a beaucoup entendu la voix de mon fils dans les couloirs le matin… On parle un peu du problème, et j’explique que ce ne sont pas des moments faciles à vivre non plus côté maman, que je me suis demandé chaque matin ce que je faisais de mal, ce qui n’allait pas dans ma relation avec mon fils, pour que cela le mette chaque matin dans cet état de me quitter. Il m’a rétorqué, sûrement essentiellement pour me rassurer mais tant pis, que ce n’était pas toujours la faute des mamans ni des parents en général, qu’il y a parfois des enfants hypersensibles qui pouvaient réagir comme ça face à une séparation, et que Gabriel semblait être un enfant très sensible. Bizarrement, cela m’a rassurée, d’entendre cela. Je suis moi même excessivement sensible (hypersensible, en fait), il aurait donc une sensibilité génétique ? Et, autant moi je peux la vivre mal parce que, peut-être, on ne m’a pas aidé à me forger les armes pour la masquer et la défendre, autant si, moi, en tant que maman, et papa Boulardon, en tant que papa, on arrive à faire de notre Gaby un petit être sensible MAIS plus ou moins costaud quand même, il pourra peut-être mettre sa sensibilité au service de belles choses. Depuis que le directeur en question a apposé ce terme de « sensible » sur notre petit mec, je crois en tout cas que je ne le regarde plus tout à fait pareil. Comme si j’étais un peu plus fière de lui avoir transmis ce « gène » qui, s’il est bien entouré, peut être un vrai cadeau. Mon Gaby si sensible… Moi qui croyais que ce n’était que négatif, de lui avoir transmis ce que je n’imaginais être qu’une faiblesse…
Deux extraits d’un mail envoyé le dimanche 21 mai à la maman de Lila et Maxence
- « L'autre soir, j'étais seule avec les deux et ils pétaient un câble avant de se coucher, alors je me suis fâchée très fort et Violette n'a rien trouvé de mieux à faire que de me rigoler au nez, du coup Gaby a enchaîné, et je me suis sentie très prise au dépourvu : et après, c'est quoi? la gifle? la fessée ? »
- « Violette est assez impressionnante : rien ne semble la freiner ni lui faire peur, que ce soit physiquement ou moralement. D'un côté, on se dit que c'est plutôt bon signe pour sa vie plus tard, d'un autre on se demande comment on va quand même lui expliquer que non, tout n'est pas possible... »
Mai 2006 côté Violette
- depuis qu’elle a vu son père sauter plusieurs fois à cloche-pied devant la télé pour la faire marcher (on a des soucis de contact au niveau de la prise d’antenne très agaçants, depuis plusieurs semaines, mais comme le réparateur de télé le plus proche de la maison est un gros arnaqueur - il nous a piqué 300 euros quand on est arrivés dans cette maison pour brancher une pauvre antenne - cela ne risque pas de s’arranger dans les jours qui viennent…) Violette trépigne quand quelque chose ne lui convient pas. Elle trépigne par terre, ou bien elle monte carrément sur la table du salon et elle se met à trépigner en chouinant, voire en criant. Comme cela marche moyen, ses manifestations de colère, elle arrête finalement assez vite. Mais cela recommence très souvent. Violette est une trépigneuse, en mai 2006…
- en mai 2006, Violette sait aussi allumer la télé (fastoche, depuis plusieurs mois), allumer le lecteur DVD, insérer un DVD dedans, s’installer devant la télé et crier parce que c’est le menu qui s’affiche et que, quand même, elle ne sait pas encore appuyer sur la touche « enter » de la télécommande. Elle sait aussi appuyer sur le commutateur de la prise DVD/ magnétoscope, en pensant que cela peut réparer la télé quand les zouzous s’arrêtent en plein milieu d’un épisode de Tracteur Tom sous prétexte qu’un gros camion est passé dans la rue (voire paragraphe précédent pour plus de détails sur la panne)… Elle essaie aussi d’atteindre la prise d’antenne pour la bidouiller comme Gaby ou nous savons le faire, pour faire réapparaître l’image. Elle n’y est pas encore arrivée, mais ça ne saurait tarder…Par contre, avec tout ça, Violette est devenue, déjà, à 16 mois et demi à peine, une télé-addict, et ça, ça commence à me chagriner fort…
Mai 2006 : mes enfants sont-ils en train de devenir des coach potatoes ?
Je trouve en effet que, depuis quelque temps, mes enfants regardent trop la télé. En fait, cela s’est fait progressivement. D’abord les zouzous du matin sur la 5, c’est pas trop grave. Et un p’tit DVD pendant que je prépare le repas de midi. Et un autre petit pendant que je prépare celui du soir. Et parfois un petit après la sieste. Et puis et puis… Bon, bien sûr, ce ne sont pas à chaque fois des tranches d’une heure, fort heureusement. Ce sont 20 minutes de Trotro par-ci, ¼ d’heure de Casimir ou de Dora par là… N’empêche, je trouve qu’ils jouent de moins en moins et qu’ils regardent de plus en plus la télé. Et ça me gêne vraiment beaucoup. Je n’aime pas que Violette sache déjà allumer le poste et qu’elle râle, voire qu’elle trépigne quand ça s’arrête. Je n’aime pas qu’elle montre l’écran en émettant une onomatopée sans équivoque quand elle pénètre dans la pièce. Je n’aime pas que la télé soit allumée 24 heures sur 24 chez la nounou et qu’elle s’y habitue à tout faire (jouer, manger, etc.) avec une télé allumée dans les parages. Gabriel ne semblait jusqu’ici pas avoir été trop affecté par cette omniprésence quatre jours par semaine, mais Violette semble plus fragile de ce côté-là. Papa Boulardon n’a pas l’air pour l’instant d’être aussi soucieux que moi. Bon, il faut quand même admettre que nos enfants ne passent quand même pas encore toutes leurs journées devant le petit écran, loin s’en faut !Ils bougent, ils visitent, ils sautent, ils lisent, ils rigolent. Mais je sens qu’il faut vraiment être vigilant, qu’on peut facilement se faire déborder sur ce plan-là. Il faudrait peut-être, déjà, pour ma part, que je cesse de me sentir soulagée quand ils sont calmes sur le canapé. Enfin, cela peut arriver, les « pauses télé », dans la journée, surtout quand on ne travaille pas et que le temps est pourri. Mais cela ne doit pas être aussi fréquent que ces derniers jours. Faire gaffe, donc…
Les expressions Gabrielesques du mois (même s’il les emploie depuis pas mal de temps), des liaisons à la Claude Ponti : Le « Narrosoir » jaune, La « Zistoire » (la plus ancienne en date), la « Nécole »…
Samedi 27 mai 2006 : atelier « peinture sur tissu ».
Ce matin, Violette se sent une âme d’artiste : elle a décidé de faire du coloriage. Soit. Je lui donne la boîte de feutres lavable à l’eau offerts à Gaby pour son anniv’ par Mamie Cot-Cot. Mais Violette n’est pas satisfaite, ce sont les feutres Oui-Oui (qualité de m…, sûrement pas enlevables sur les vêtements hormis si on les fait bouillir…), qu’elle veut. Mais moi j’ai dit non. Docile ( ?), elle s’installe quelques minutes à la table de la salle à manger, le temps de gribouiller deux ou trois bidules, du style « je vais leur faire plaisir, à mes pauvres parents… », puis elle repart. On ne s’occupe pas particulièrement d’elle pendant quelques minutes, le temps que mon cerveau de maman me rappelle à l’ordre avec cette maxime imparable : « enfant silencieux = enfant qui fait une bêtise ! ». Je me précipite alors dans le salon, pour y retrouver ma Lolette, la boîte à crayons ouverte devant elle, les jambes écartées, peinarde… en train de se relooker des pieds à la tête. Elle a déjà recoloré son pyjama (rose clair) en vert, et elle est en train de customiser ses patounes (roses elle aussi…), qu’elle trouve sûrement trop « fifilles ».
Bilan numéro 1 : je conseille le détachant en pschitt eau écarlate à toutes les mamans qui liront ces lignes ! Même à 40 degrés.
Bilan numéro 2 : la boîte en plastique orange contenant les feutres, crayons de papier et autres crayons-cire de nos chers enfants ont monté d’un cran dans l’étagère sur lesquels ils reposent dans le salon. On a encore une quinzaine de centimètres de marge. Cela doit bien nous repousser à deux ans et demi - trois ans, ça, non ? D’ici là, on aura d’autres armes à notre disposition, du style : « si tu écris sur des patounes, tu seras privée de pizza ! » Gourmande comme elle est, notre Lolette, cela devrait être imparable !
Comparaison finale
Il y a un an, en gros, j’allais souvent au parc avec mon Gaby qui avait alors plus de deux ans, et je le voyais, mon doux rêveur, statique en bas du toboggan, en train d’admirer les autres qui montaient puis descendaient, ou bien bloqué tout en haut, évaluant philosophiquement le dénivelé qui le séparait du sol, et bloquant forcément tous les autres gamins qui se demandaient pourquoi ce petit garçon-là montait sur le toboggan s’il ne comptait pas en descendre… Tout autour, je voyais des petites nénettes bien plus petites que lui, qui montaient les marches à 4 pattes, qui se jetaient dans la pente du toboggan sans sembler mesurer du tout la difficulté de la chose. Et je regardais mon Gaby avec plein de questions dans la tête, même si je disais en rigolant qu’il n’était pas au top en psychomotricité. J’espérais aussi, secrètement, que l’école lui apporterait sur ce point-là au moins. Un an plus tard, les petites nénettes speed que j’admirais l’an dernier, je ne les vois même plus, occupée que je suis à vérifier que ma Lolette ne s’écrase pas le nez par terre en descendant le maxi toboggan « spécial plus de 3 ans » sur le ventre (sur le dos, on se lasse vite, pas assez de nouvelles sensations !). Ma Lolette est devenue une petite fille comme celles qui m’épataient il y a un an, mon Gaby a pris beaucoup d’assurance sur le plan physique (merci l’école, mais merci aussi petite sœur !) et je me dis que, définitivement, les enfants, nos enfants, sont tous différents les uns des autres… et que c’est très bien ainsi ! !
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27/08/2006
We’re back ! !
En fait, cela m’a tellement manqué, ce blog, que, sans les mettre en ligne, j’ai quand même stocké sur quelques fichiers épars quelques événements de la petite vie de Gaby et de Lolette, qui se sont déroulés entre mai et août 2006. Je vais les mettre en ligne à partir de demain…
Le 18 août, j’ai donc posté mes 120 pages sur la lecture des romans jeunesse de société par les « grands ados ». Je soutiens le 14 septembre. Normalement, à cette date, je serai donc titulaire de ce Master pro 2 qui m’aura brûlé tant d’énergie cette année. Un an après l’avoir entamé, je n’aspire qu’à une chose : prendre au moins une année de repos avant de me lancer dans un doctorat. J’ai envie de plein de trucs. J’ai envie, surtout, d’y voir clair dans mes envies…
Pour l’instant, je prépare donc (très tranquillou !) ma soutenance, et après, je vais me laisser vivre un peu. « Perdre » du temps avec les enfants. Les regarder vivre. Et alimenter ce blog, donc… Attention, donc : maintenant que je suis revenue par ici, les 10 jours à venir vont être intensifs ! ! Prêts ? (Re)partez ! !
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