30/11/2006
Lettre à Monsieur ou Madame Gervais
Face au succès de la dernière lettre envoyée par Gabriel à une multinationale alimentaire (on avait reçu trois jours plus tard un bon d'achat de 2 euros, scotchés par la rapidité et l'efficacité de la réponse de Monsieur Kinder à notre première missive revendicative), nous renouvellons aujourd'hui l'expérience face à une nouvelle injustice que nous avons subie vendredi dernier à notre retour des courses. Parce que, quand même, dans notre vie, on a de vrais combats, nous...
Monsieur ou Madame,
Bonjour. Je m’appelle Gabriel et j’ai presque 4 ans.
Depuis quelque temps, nous collectionnons, ma petite sœur Violette et moi, les nouvelles magnets que vous distribuez dans vos petits suisses GERVAIS. J’adore cette nouvelle collection, avec les lettres trouées pour apprendre à les dessiner. A la maison, on a un tableau blanc magnétique, et comme notre maman nous a acheté une série de feutres qui s’effacent, je m’en sers pour tracer les lettres avec les magnets qu’on trouve avec vos pots. Comme ça, j’apprends un peu à écrire, même si je suis encore trop petit pour ça, bien sûr.
Vendredi dernier, je suis allé faire les courses avec ma maman, et elle a bien voulu qu’on choisisse, pour une fois, un gros paquet de Gervais (avec 18 petits suisses dedans !). J’étais super content : j’allais avoir plusieurs nouvelles lettres à la fois ! Je les ai traînés avec moi tout le temps des courses, c’est moi aussi qui les ai posés sur le tapis roulant, et j’ai difficilement accepté qu’on les laisse dans le coffre de la voiture le temps du trajet vers la maison.
Arrivés à la maison, je me suis précipité sur le sac de courses, j’en ai sorti mes petits suisses, j’ai déchiré le carton autour et… rien ! ! Pas de magnets ! Il y avait juste le truc collant qui sert normalement à les tenir mais rien n’était collé aux petits suisses ! J’étais déçu, vous ne pouvez pas imaginer ! Enfin si, justement, pour que vous imaginiez, je vous ai fait un dessin d’un bonhomme qui est triste, comme je l’étais quand je n’ai pas trouvé mes lettres. Je vous l’envoie donc avec ma lettre, mon bonhomme déçu...
J’ai bien essayé de ne pas le montrer, que j’étais vexé, parce que maman elle avait voulu nous faire plaisir en nous achetant un gros paquet et parce qu’elle a bien essayé de m’expliquer que c’était sûrement une erreur de machine, mais quand même : c’est pas normal, ça, des petits Gervais sans magnets en forme de lettres dedans ! !
J’ai été quand même un peu rassuré quand ma maman, voyant à quel point j’étais déçu, m’a dit qu’on allait vous écrire pour vous demander si c’était bien normal, tout ça. Alors c’est ce qu’on fait aujourd’hui pour vous dire que, quand même, on n’aime pas trop, quand la machine elle se trompe. On est déçus. Même que cela ne nous donne plus trop envie de continuer notre collection. Vous en pensez quoi, vous ? ?
Gabriel et Violette
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29/11/2006
Bonnes nouvelles
Violette a donc été opérée hier matin des oreilles. Nous avions RV à la Clinique à 7 heures 30. Avant de partir de la maison, elle a déjà été très courageuse, puisqu’elle n’a pas réclamé de biberon (son grand frère a été lui aussi très sympa : il a accepté sans râler d’attendre notre départ avant d’avaler le sien, pour ne pas la tenter). Elle n’a rien dit non plus lorsqu’elle a dû quitter les Zouzous en plein milieu d’un dessin animé, elle qui est pourtant accro à la télé.
Arrivée à la clinique, elle a joué sagement pendant une petite demi-heure avec les autres enfants qui devaient être opérés juste avant ou après elle, sans s’inquiéter du tout de ce qui allait se passer (les autres mamans étaient, comme moi, nettement moins à l’aise que leurs enfants…). A 8 heures, nous avons été dirigées dans une petite chambre dans laquelle je l’ai déshabillée, puis je lui ai enfilé l’horrible blouse blanche d’hôpital, en taille bébé. Puis, elle est partie vers 8 heures et quart pour le bloc opératoire dans les bras d’un aide-soignant, en me souriant, et elle m’a complètement bluffée par son courage, ma petite nénette costaude. Moi, j’avoue que je me suis assise sur le lit, j’ai soufflé un grand coup et j’ai espéré très fort que tout aille bien. Même pas pleuré, mais pas loin quand même…
J’ai attendu son retour pendant ¾ d’heure - une heure environ. J’avais apporté un roman pas encore entamé d’Alice Ferney, lequel roman est actuellement sur mon bureau, toujours pas entamé. Par contre, j’ai beaucoup appris sur la rupture entre Cécilia et Nicolas pendant l’été 2005 (vachement d’actualité, les Paris Match, dans les hôpitaux…).
Bref, ma Violette est remontée du bloc vers 9 heures, les yeux rougis par les larmes (l’aide-soignant m’a affirmé qu’elle avait pleuré « pas beaucoup », mais je me demande dans quelle mesure ils ne disent pas la même chose à toutes les mamans). Je l’ai câlinée, beaucoup. J’ai téléphoné, envoyé des textos pour rassurer tout le monde, en parlant tout bas pour que l'intensité de ma voix ne fasse pas trop de bruit à ses nouvelles oreilles réparées. Et puis on a lu, beaucoup (19 T’choupi dans la journée, j’ai compté !!). On a joué, pas mal (papa Boulardon a trouvé que, comme d’hab, j’emportais trop de choses dans mon panier, mais en fait tout aura été utile !). Et, vers 10 heures et quelque, Violette courait déjà dans les couloirs, avec moi derrière qui lui disais que j’allais la manger tout cru, ce qui la faisait éclater de rire (pas sympa pour les voisins qui n'étaient pas encore opérés, mais on est vite rentrées dans notre chambre). Bref, une sortie d’anesthésie on ne peut plus simple… Le chirurgien est passé vers 11 heures, et à 12 heures 30, on était de retour à la maison. Dans la voiture, Violette a piqué une grosse colère pour une histoire de jouet que je ne voulais pas qu’elle garde sur ses genoux, ce qui a fait dire à son papa que l’opération n’aura malheureusement pas totalement modifié son doux caractère…C’était donc bien un ORL, et non pas un magicien…
L’après-midi a été calme. Violette n’a pas beaucoup mangé, sauf du sucré. Elle a fait une sieste normale. Papy et mamie Grenouille sont venus « m’aider » à m’occuper d’elle. C'était comme d'habitude, ou presque. On a pris l'apéro tous ensemble, champagne et petits fours, pour fêter l'évenement, et accessoirement les 46 ans de papa Boulardon qui a reçu comme principal cadeau une petite fille aux oreilles toutes neuves...
Ce matin, je suis soulagée, légère. Je suis ravie que tout soit passé, et qu’en plus tout se soit passé si simplement, si bien. Notre petite puce a été courageuse comme tout, et son grand frère très raisonnable (même pas jaloux quand papy a offert un jeu de dominos à sa sœur alors que lui n’avait -légitimement!- rien..). Bref, du coup, tout à l'heure, on a décoré le sapin avec de l'avance (normalement, j'attends au moins le 1er décembre), tellement on avait envie de marquer cette ambiance de fête. Maintenant, on va vraiment pouvoir penser à Noël sans aucune inquiétude pour gâcher les moments à venir. Ouf!!! C'est fini!!
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28/11/2006
Instant de poésie
Dimanche dernier, vers 17 heures. Alors que je sors du métro et que je m'approche des vitrines de Noël du boulevard Haussmann (je suis à Paris et mes enfants me manquent, je les ai quittés la veille et je ne les retrouve pas avant le lendemain soir, alors je me suis dit qu'aller photographier les vitrines en question, même avec mon téléphone qui fait des photos pourries, pour les leur montrer à mon retour, va me rapprocher un petit peu d'eux, ne serait-ce que symboliquement), papa Boulardon m'appelle pour me donner des nouvelles de ma petite troupe.
Voici notamment l'anecdote qu'il ne peut s'empêcher de me raconter.
Quelques minutes plus tôt, alors que le soleil se couchait dans un ciel magnifiquement rose devant la maison de mamie et papy Cot-Cot, papa Boulardon a fait remarquer à Gabriel cette beauté toute naturelle. Gabriel a alors rétorqué: "ça fait rêver, un peu..."
Du coup, ils me manquent encore plus, mes enfants, à cet instant-là...
05:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/11/2006
Histoire de chiens
Jeudi soir, vers 18 heures. Gabriel et moi sommes sortis à pied, dans la nuit tombante, pour récupérer mon portable laissé la veille en réparation dans le petit magasin d'informatique tout près de la maison. Ce magasin est tenu par un type très sympa, qui a déjà sauvé une fois mon vieux coucou de la déchèterie. Seul souci (pour Gaby, pas pour moi) : il possède un énorme labrador qui se balade librement dans la boutique, et qui, en été, dort souvent sur le trottoir, que c'en est même limite pour entrer dans la boutique sans l'écraser. Le labrador est, comme tout le monde le sait, une race de chien très affable, dépourvue de toute agressivité, très (trop?) affectueuse.
Or, labrador ou pas Gabriel déteste les (gros) chiens. C'est dire s'il a moyennement apprécié notre séjour, pourtant très court, dans la boutique. En ressortant, main dans la main, je lui explique que le gros chien n'était vraiment pas méchant, et que les labradors adorent les enfants. Il me rétorque (pas en ces termes, bien sûr, mais l'idée y est) qu'il n'aime pas les chiens qui viennent nous lécher quand on n'a rien demandé (je le comprends, j'ai du mal aussi). Du coup, toujours dans l'espoir de le réconcilier avec la race canine, je lui demande ce qu'il préfère : un chien qui fait des léchouilles ou un chien qui mord? Gabriel réfléchit, puis se lance : "un chien qui fait rien du tout!" Ben oui, c'est vrai, j'y avais pas pensé, à cette solution-là...
17:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17/11/2006
« Robin Hood » (spéciale dédicace à papa Boulardon)
Suite chronologique de la note d’hier.
De retour de l’apéro de mardi soir, alors que Gabriel et Violette sortaient juste du bain et que je me lavais les dents (qui a dit que les enfants choisissent toujours les trajets en voiture et les moments passés dans la salle de bain pour poser des questions fondamentales ?), Gabriel me demande, sans préalable : " maman, c’est quoi, les riches ? ". J’évite d’avaler mon dentifrice, je crache ce qui traîne entre mes gencives tout en soufflant un bon coup au passage (à l’intérieur de mon cerveau, ça donne, en gros : " mais punaise, je lui réponds quoi, là ? papa Boulardon, pourquoi es-tu parti au spectacle juste ce soir ? "), je me rince la bouche, et lui demande prudemment où il a entendu ce mot.
Sans se démonter, Gabriel m’explique que dans la version Walt Disney de Robin des Bois qu’il vient de visionner pour la 2548ème fois (chez les copains, on avait aussi emporté un DVD…), Robin annonce qu’il veut " dépouser " les riches. C’était donc ça ! Morte de rire à l’intérieur, je lui explique alors que Robin des Bois pensait que certains avaient trop d’argent et d’autres pas assez, et lui il avait décidé de prendre de l’argent à ceux qui en avaient trop pour en donner aux autres (ouais, je sais, c’est simpliste, mais bon, il a même pas 4 ans, faut pas exagérer. Ceci dit, quand il va grandir, il faudra quand même que je pense à bosser quelques manuels d’économie, sinon il va vite cerner mes limites en ce domaine…). Et j’ajoute qu’on dit " dépouiller ", pas " dépouser ". Les riches, ce sont donc ceux qui ont beaucoup de sous. Gabriel me dit que ça va, qu’il a compris, et je respire. Je trouve que je m’en suis pas mal sortie, sur ce coup-là…
Quelques minutes plus tard, alors que je m’apprête à lui lire un livre sur notre lit, je lui demande s’il pense qu’on est riche ou pas. Il me répond qu’il ne sait pas, et je lui dis qu’on n’est pas forcément très riches, mais qu’on l’est assez pour avoir de quoi vivre, ce qui est déjà une grande chance (ouais, là aussi, j’ai simplifié, j’ai évité d’entrer dans les détails, avec ce p… de mois de novembre qui n’en finit pas, avec surtout les impôts locaux et le Père Noël qui font une coalition pour nous " dépouser " de nos biens…). Gabriel hoche la tête : il a pigé. Message passé, on passe à autre chose…
Voilà, c’était le premier épisode de " Gabriel découvre les joies de l’économie ". C’est la lutte…
20:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/11/2006
Gabriel Freud
Mardi, 17 heures et quelque. Je récupère mes enfants chez leur nounou. Dans la voiture, Gabriel me questionne à propos de l’apéro qu’on doit prendre à partir de 18 heures 30 chez des copains. Mentalement, on fait ensemble la liste des jouets qu’il compte emporter là-bas pour s’occuper (il choisit au passage son plus grand puzzle en bois : fastoche à trimballer…).
Puis, je lui dis qu’au retour, on laissera papa devant Equinoxe pour qu’il assiste à un spectacle, et que nous, on rentrera et qu’on se couchera directement, sans prendre de bain (enfin, ça, c’était ce que je pensais à 17 heures : quand, de retour de chez les copains, nous sommes montés au premier étage et que j’ai déshabillé Violette pour la mettre en pyjama, elle s’est dirigée direct, les fesses à l’air, vers la salle de bain, où elle m’a montré dans trop me laisser le choix les jouets Playmobil qui se baignent chaque soir ainsi que le robinet d’eau chaude : à 21 heures, Gabriel et Violette sortaient donc à peine du bain…)
Bref, Gabriel me répond alors, texto (pour ceux qui pensent que je maquille ou que je travestis les paroles de mon fils que je transcris ici, j’assure que ce n’est pas le cas, je les apprend par cœur quand il les prononce et les inscris sur mon " carnet de blog " dès que possible, dans le souci précis d’être la plus fidèle possible à la réalité) : " mais, maman, là, tu me dis la fin, et je ne veux pas que tu me parles de la fin (sous entendu, la fin de la soirée) ". Laisse-moi profiter de l’instant plutôt que de déjà te projeter dans l’avenir, en d’autres termes... Cassée, la reum’...
Mon fils de 4 ans a donc déjà noté les angoisses de sa mère (énoncer verbalement ce qui doit se passer dans l’avenir, même proche, est une façon de me rassurer sur le fait que ça va en effet bien se passer ainsi, et pas autrement, voire pas du tout). En même temps, à coup de remarques de ce type, ça va vite me calmer… Bon, Gaby, je te dois combien, pour la séance ?
20:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15/11/2006
Mauvaise nouvelle
Je l’ai déjà écrit ici à plusieurs reprises, Violette ne parle pas, ou très peu. Lors de notre dernier rendez-vous chez notre généraliste, elle nous avait conseillé de prendre un autre RV, chez l’ORL, cette fois-ci, pour vérifier que, si Violette ne parle pas, ce n’est pas à cause d’un éventuel souci d’audition. Elle avait même ajouté qu’elle ne pensait pas que c’était le cas, que c’était juste pour être tranquilles. Bref, pendant les vacances, j’avais donc pris un RV pour ce matin chez le même ORL qu’on avait consulté pour Gaby lors de l’incident « coton-tige » du 29 juin dernier.
Il faut souligner ici qu’il s’en est fallu de très peu pour que Violette ne se rende pas à ce rendez-vous. Papy et mamie Grenouille devaient en effet venir jouer les Pères Noëls aujourd’hui, et vu comme l’emploi du temps est chargé quand ils viennent, on s’était dit qu’on
ferait sauter le RV de ce matin, tellement on était persuadés que Violette entendait parfaitement bien. Finalement, papy et mamie viendront mercredi prochain…
Deuxième phase : Lundi, j’ai emporté avec moi le numéro de téléphone du spécialiste, pensant quand même téléphoner du collège pour annuler le RV (cet après-midi, 3 collègues viennent prendre le thé avec leur marmaille et, papa Boulardon travaillant toute la matinée, je me suis dit que cela ferait un peu speed pour m’organiser avec les deux loulous, faire deux gâteaux et préparer tout le monde pour 10 heures 30). Je n’ai finalement pas téléphoné lundi et, mardi, j’ai décidé avant d’annuler de demander à papa Boulardon ce qu’il en pensait. Il m’a répondu que, même s’il ne pensait pas que ce RV était indispensable, dans la mesure où il était pris, autant y aller… C’est dire si, vraiment, on a failli pas nous y rendre, à ce RV, et qu’heureusement qu’on a changé d’avis à chaque fois…
C’est ainsi que, ce matin, à 10 heures 30, Violette dessinait par terre dans la salle d’attente d’un cabinet d’une rue pas très loin de chez nous, tandis que Gaby faisait un jeu des 7 erreurs dans un vieux numéro de Toupie. Et c’est ainsi aussi que, vers 11 heures, j’ai appris que notre fille n’a que 70% d’audition à chaque oreille à cause de mucus agglutiné dans ses conduits auditifs. Elle doit être opérée mardi 28 novembre, sous anesthésie générale, pour poser un drain très fin dans chaque oreille, afin que les conduits se dégagent…
Un gros choc, forcément, et en même temps la sensation que ce RV a été sauvé de très peu, par on ne sait quelle force du destin. Pas de chance pour l’opération, bien sûr, mais heureusement qu’on y est allés ce matin, et pas dans un an ou plus encore…
Pauvre petite Lolette, qui va donc être opérée. Mais après, elle parlera enfin, et elle cessera surtout de s’agacer comme elle le fait souvent, victime de cet handicap que nous étions tellement loin de soupçonner.
Cet après-midi, je n’ai en tout cas qu’une seule hâte : être plus vieille de 15 jours, être sûre que tout s’est bien passé, et embrasser notre Violette souriante à son réveil de l’anesthésie. Courage, ma puce, on est là, on sera là tout le temps, on ne te lâche pas.
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13/11/2006
Sans texte
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09/11/2006
La collection de pots de Danette
Pour des raisons purement publicitaires (auxquelles nous n’adhérons pas franchement sur le plan idéologique, mais comme c’est une copine on met nos convictions entre parenthèses pendant quelques semaines…), Géraldine B. (oui, c’est bien la même) me demande chaque année en octobre ou en novembre de garder les emballages, couvercles, opercules et autres preuves d'achat correspondant aux produits d’une certaine marque que nous ne citerons pas ici (juste deux indices : c’est une grande entreprise agro-alimentaire qui licencie au fur et à mesure que son chiffre d’affaires augmente, et son nom commence par " da " et finit par " none " ). Comme Géraldine n’a pas encore d’enfants (son premier bébé va naître fin janvier), notre famille présente l’avantage de consommer des produits qu’elle n’achète pas encore, à destination des enfants, et qui élargissent son panel (tout en augmentant au passage son nombre de points !).
Bref, pendant à peu près deux mois (ouf, elle ne nous branche pas en mars ! !), notre cuisine est décorée de magnifiques sacs en plastique remplis de boîtes vides de barquettes 3 chatons, de pimm’s, et donc d’opercules de pots de Danette. C’est super sympa, parce qu’en général on les lèche avec la langue, ce qui fait qu’en plus des couvercles, on va refiler en décembre à Géraldine un certain nombre de microbes en plus… Avec un peu de chance, on va polluer le service marketing de la marque… Niark niark…
Gabriel a bien compris le principe, à tel point qu’il a même essayé pendant quelques jours de lécher les opercules de mousse au chocolat de la marque Carrouf (qui n’apportent bien sûr pas de points) pour les donner aussi à Géraldine...
Mais son "engagement" va encore plus loin ! Pendant les vacances de Toussaint, alors que nous arrivions chez papy et mamie Grenouille pour récupérer Gabriel et Violette qui y avaient passé deux jours sans nous, j’aperçois dans la cuisine de mamie et de papy des opercules de Danette vanille, tout propres (mamie est plus hygiénique que moi !), mis de côté . Je m’étonne, et mamie m’explique que Gabriel lui a dit qu’il fallait les garder " pour une copine de maman, pour son bébé ". J’avais sûrement dit à Gabriel que c’était pour une copine à moi qui attend un bébé, il a tout mélangé, mais il s’est rappelé de l’essentiel !
Attentionné, non, ce titi ? ?
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07/11/2006
Le petit Gaby illustré
Voici le scan du verso de l'enveloppe que je poste aujourd'hui
pour l'anniversaire de Géraldine B., qui a 33 ans demain
et qui est née pile deux ans et un jour après moi (à vos comptes...).
Autant dire que mon "joyeux anniversaire" écrit au stylo noir à l'intérieur,
il va lui paraître bien banal... Je serais elle, je jetterais la carte
et je conserverais précieusement l'enveloppe...
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