23/02/2007
Blague un peu facile mais un peu printanière aussi alors ça rattrape...
Ce matin, alors que, comme tous les matins (ou presque) depuis quelque temps, nounou et moi attendions Violette qui me faisait un bouquet (heu, c'est un mot peut-être un peu ambitieux...) de fleurs dans la pauvre pelouse devant l'école de Gabriel, l'une de nous deux s'est impatientée et a demandé "tu viens, Violette?".
Là, un papa en grande forme qui passait par-là d'un pas décidé nous a lancé : "heu, non, là, ce serait plutôt : tu viens, Pâquerette?"
Facile, mais rigolo quand même, j'ai trouvé...
Quelques minutes plus tôt, mes deux petits canards avaient pénétré dans l'école main dans la main (ils font ça de plus en plus souvent, j'adore ça!), Violette un peu en avant, et l'instit de Gaby de l'an dernier (qui sera aussi, j'espère, celle de Violette l'an prochain), qui était en train de préparer un parcours du combattant pour ses nains dans la salle de jeux, m'avait lancé : "on dirait que c'est Violette qui emmène Gabriel à l'école!!".
Bref, c'était la matinée des petites phrases sympas.
L'approche des vacances, sûrement...
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Urgences, saison 2
Mardi soir, le 20, de 19 heures 30 à 21 heures, Gabriel et moi avons retrouvé le chemin des urgences déjà emprunté en juin dernier. Pour un phimosis (pour ceux qui, comme moi jusqu'à il y a trois jours, ne connaissent pas ce joli mot, il y a un article dans Wikipedia!) , cette fois-ci.
Il a eu très mal quand le chirurgien est intervenu, tandis que moi j'avais été gentiment priée de quitter le box et d'aller me "balader" dans le couloir, mais quand une aide-soignante est arrivée après l'intervention pour lui offrir une peluche Tigrou (avec laquelle il dort depuis), un arc en plastique (pour jouer les Robin des Bois dans le salon, heureusement que la flèche est en mousse), une petite voiture rouge et un camion de pompiers (elles sont généreuses, ces urgences-là!), il a très vite séché les grosses larmes qui coulaient sur ses joues!...
Bon, mon Gaby, on aurait dit que "jamais deux sans trois", ce n'est rien de plus qu'un bête proverbe. OK?
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19/02/2007
Balade dominicale dans les "p'tites causses" cabouines
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13/02/2007
Sociabilité
Question sociabilité, Gabriel et Violette ne sont pas franchement identiques. Alors que nous nous installions samedi dernier pour assister à une séance de "Guignol" sur la Place de la République, Gabriel a posé ses fesses sur les gradins normalement plutôt réservés aux adultes, et toutes mes tentatives pour l'en déloger en lui proposant de descendre s'asseoir sur les petites chaises en plastique, plus près du théâtre de marionnettes, et accessoirement à côté d'autres enfants, sont restées vaines. Pendant ce temps-là, Violette essayait la quasi totalité des petites chaises restées vides, faisant des sourires charmeurs à tous les petits garçons et toutes les petites filles auprès desquelles elle se retrouvait. Elle a même interpellé une petite fille qui passait devant elle et qui cherchait une place, en lui faisant signe de s'installer à côté d'elle, mais la petite pimbèche a décliné l'invitation, Violette était limite vexée. Du coup, elle a regardé tout le spectacle seule sur sa petite chaise, ne venant se réfugier dans mes bras que lorsqu'est apparu le voleur, en disant "peu! peu!"(=peur). Gabriel, lui, a passé la représentation tout collé contre maman. Qui est la plus sociable des deux, à votre avis?
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11/02/2007
Bribes de semaine (deuxième partie)
Mercredi 7, papa a une nouvelle fois emmené Gabriel et Violette (c'était la deuxième fois dans le cas de Violette) au cinéma, pour voir ça :
Un programme de courts métrages d'animation pour les plus petits : Les Fables en délire (3ème et 4ème partie) de Fabrice Luang-Vija, Lunolin, petit naturaliste de Cécilia Marreiros Marum, Les Trois boucs de Heikki Prepula et L'Oiseau à réaction de Jan Locher et Thomas Hinke.
Apparemment, ça leur a plu. A moi aussi! Enormément : une heure et demi de maison vide un mercredi après-midi, ça n’a pas de prix !…
Sans transition, la répartition des rôles entre papa et maman selon Gabriel, dans la voiture qui nous ramène de chez nounou, jeudi 8 au soir :
Les papas, ça « fait du feu dans la cheminée », ça « fâche les enfants », et ça « dort longtemps le matin ». Loyale, ou presque, je n’ai rien réfuté des ses affirmations, mais je lui ai quand même fait remarquer que ça lisait accessoirement des histoires tous les soirs et que ça aidait aussi à jouer au cd-rom sur l’ordi, entre autres fonctions…
Quant aux mamans, ça achète les habits pour les enfants, ça prépare à manger mais « ça part plus souvent de la maison que les papas « (pas sûre que cette dernière affirmation soit vraie, je pense qu’on part autant l’un que l’autre, c’est juste que ça se voit plus quand c’est maman qui n’est pas là…)
Bref, un peu affolée par cette vision des choses pas nécessairement très progressiste, sauf peut-être la dernière affirmation, mais cela confirme quand même ce que je pense : une maman est nettement plus indispensable qu’un papa !! (hé, je rigole… enfin peut-être…)
Pour finir, j’ai déjà signalé que, si Violette n’est pas vraiment une bête côté langage, elle est par contre une pro du puzzle. Vendredi 9, la nounou m’a dit qu’elle avait fait deux puzzles de 20 morceaux chacun. Rien d’exceptionnel : à la maison, elle atteint les 25, mais ce qui l’a épatée, c’est qu’il s’agissait de deux puzzles rangés dans la même boîte, sans signes distinctifs sous les morceaux comme ça peut être le cas parfois, et qu’elle les a faits en parallèle, en distinguant les morceaux qui correspondaient à chaque puzzle, au fur et à mesure qu’elle les piochait. Le mari de la nounou ne l’a pas crue quand elle le lui a dit, alors il a tout remélangé, et Violette a recommencé ses deux puzzles devant lui, tranquilou. Violette, t’es une championne du puzzle ! Ce qui est étonnant, c’est qu’autant elle peut être très vite agacée par pas mal de choses, autant elle a la capacité de se concentrer vraiment et longtemps quand quelque chose lui plaît : puzzle, DVD, ciné. C’est plutôt rassurant, finalement…
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10/02/2007
Bribes de semaine (première partie)
Lundi soir, le 5, alors que papa Boulardon était parti aider des copains à répéter un spectacle, un collègue a eu la « mauvaise » idée de m’appeler pour échanger nos impressions sur un auteur de littérature jeunesse venu dans la journée au collège. Il faut savoir que, déjà, téléphoner quand on est deux, cela relève de l’exploit, alors quand on est seul(e) avec les deux loulous, c’est mission impossible. Lundi soir, ça n’a pas loupé. Gabriel et Violette m’ont littéralement pourri mon coup de fil. J’avais fini, devant leurs braillous (qui avaient commencé, par le plus grand des hasards, juste au moment où le téléphone a sonné : avant, ils faisaient des puzzles sagement sur le tapis…), par me réfugier dans les toilettes du RDC (enfermée à clé !), mais ils ont réussi à m’en extraire : Gabriel avait en effet chopé une espèce de tableau Vénilia et un balai miniature, dont il se servait respectivement de bouclier et d’épée de chevalier, attaquant la porte des toilettes à grand renforts de rires, tandis que Violette tapait la dite porte avec la poussette de ses poupées, totalement hilare elle aussi. Moi, j’hésitait desepérément entre infliger au collègue les cris des enfants, ou bien à brailler dans le combiné pour qu’ils arrêtent, ce qui est dans les deux cas moyennement agréable pour la personne qui est à l’autre bout. Un grand moment de solitude... Pauvre Djibril; qui est actuellement en train de se dire qu'il ferait bien un loulou un de ces jours, pas sûr que cela lui ait donné envie... Tout ça pour expliquer à ceux qui passeraient par là (spéciale dédicace à Erika, à laquelle je pense mais que je n’appelle pas, ce qui n’est pas faute de le vouloir, ça me consterne de ne pas trouver 5 minutes pour me poser et appeler, d’autant plus que quand je suis au repos et que j’y pense, je ne suis même pas sûre que de votre côté vous soyez dispo !) et qui trouveraient que je ne téléphone plus, pourquoi c’est le cas. Les enfants développent la communication par mail (de préférence la nuit dans mon cas !), c’est en tout cas vrai chez nous…
Du négatif au positif : mardi matin, en déposant mon Gaby à l’école, j’ai recueilli de la part de son maître (Frank le vénéré) un véritable florilège de compliments. Je n’avais pourtant rien demandé, je suis tellement contente depuis le début de l’année qu’il ne pleure plus quand je pars que je ne pense même pas à demander si tout va bien par ailleurs. Donc, sans que je le lui demande quoi que ce soit, Frank m’a annoncé que Gabriel était un petit gars vraiment gentil, qu’il n’avait eu aucune remarque à lui faire depuis le début de l’année, qu’il était appliqué et très sérieux, qu’il en voulait volontiers « 25 comme lui » (texto !), qu’il était certes un peu timide mais que cela ne m’empêchait pas du tout de vivre (il ne parle pas, mais il écoute attentivement, en somme !), bref qu’il est vraiment content de lui ! Devant ma mine étonnée (pas de ce qu’il me racontait, mais qu’il me raconte ça alors que je n’avais rien demandé du tout !), il m’a demandé si ça m’étonnait. J’ai baraguouiné que non, juste que parfois les enfants n’étaient pas à l’école comme à la maison, mais en même temps, qu’est-ce que j’étais fière ! C’était la première fois que j’avais des raisons de l’être en tant que maman d’élève ! C’était vraiment chouette. Je me suis bien sûr empressée d’annoncer ça à papa Boulardon. Quel contraste, par rapport aux angoisses de l’an dernier…
Moins glorieux : mardi soir, toujours le 6, je suis allée au ciné, laissant à la maison marmaille et papa Boulardon. De retour de mon expédition, heureuse d’avoir fait une pause dans notre petite vie pour, en plus, avoir vu un film totalement jubilatoire (Les Ambiteux, de Catherine Corisini), je monte au premier étage, suis étonnée de ne pas trouver ma Violette dans notre lit… ni dans le sien… je finis par atteindre le bureau de papa Boulardon… dans lequel je trouve ma petite puce en train de dessiner au tableau blanc, des magnets et des cartes à jouer éparpillés autour d’elle, un grand sourire aux lèvres. Papa est sur son ordi, il m’affirme qu’il ne l’a pas entendue depuis plus d’une heure, qu’elle bidouille dans son coin, tranquille, mais que, par contre, chaque fois qu’il lui propose de se coucher, c’est « non ! ». Je ne m’affole pas, il est certes presque 22 heures 30 mais Violette n’a pas l’air traumatisée. Bien au contraire. Elle se jette quand même dans mes bras, avec son air « est-ce qu’elle ne va pas se fâcher contre moi, elle, au moins ? », les yeux baissés, et elle s’endormira quelques minutes plus tard, enfin terrassée, à côté de moi, dans notre lit. Bon, maman, quand est-ce que tu retournes au cinoche, que je puisse veiller tard auprès de mon papa ?…
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05/02/2007
Le loup dans l'arbre
J’ai acheté l’an dernier deux DVD chez Carrouf, au prix imbattable de 1 euro pièce. Autant dire que ce sont évidemment des DVD d’une grande qualité graphique, où la musique est complètement pourrie, les dessins idem, et l’histoire franchement nase. Du coup, après que Gaby en a eu peur l’an dernier quand on les a visionnés une seule et unique fois (il n’a pas eu peur de la qualité de m…, mais du loup présent dans l’une des histoires), les DVD ont été relégués dans un recoin d’une des panières " range-DVD ", et honnêtement on avait oublié jusqu’à leur existence. Jusqu’à ce week-end…
Vendredi au retour de l'école, Gabriel a en effet décidé de ressortir le " Petit Chaperon Rouge ", d’une durée de 45 minutes, dont on a eu à subir l’immonde musiquette à 4 reprises entre vendredi soir et dimanche soir. Ils n’ont rien regardé d’autre, juste ce truc pourri. Qui, en plus, fait peur à Violette…
Bref, samedi, à la sieste, Gabriel a commenté en ma présence un passage où le loup est déguisé en vieillard, mais où il vient quand même de tomber d’un arbre, juste aux pieds du PCR. Il était bien sûr dans l’arbre pour y trouver quelque chose à manger, puisqu’il est bien connu que les loups se nourrissent essentiellement de glands et de pommes (quand je vous dis que cette histoire est pourrie : d’ailleurs, un vieillard grimpé dans un arbre, on, voit ça tous les jours dans la vraie vie…). Gabriel m’annonce alors que le loup (déguisé en vieillard, donc, pour ceux qui suivent) lui fait penser à papy Grenouille. Je reste un peu sur le choc, un peu vexée et inquiète que mon papa à moi semble si vieux à ses yeux d’enfant… Mais la suite me rassure totalement : " ben oui, il était grimpé dans l’arbre, comme papy ! ". Ah bon… je préfère ça…
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01/02/2007
C'est quand, le bonheur?
J'aime bien les livrets pour les parents qui accompagnent la revue "Pomme d'api". Ils abordent chaque mois un sujet différent autour de l'éducation des enfants : l'autorité, la lecture, les thèmes un peu compliqués comme par exemple la mort, l'enfant et l'école, etc. Chaque mois, un spécialiste est interrogé et ses réponses restent toujours accessibles et en général très riches. Bref, j'aime bien lire ces petits livres qui aident à comprendre mieux nos enfants.
Avec le dernier numéro de Pomme d'api de février (celui dont la couverture est juste en dessus de ces lignes), il y avait un ancien numéro offert et, avec l'un des deux numéros, un livret pour les parents sur le thème : qu'est-ce qui rend les enfants heureux?
Je l'ai lu avec beaucoup d'intérêt puis, hier, j'ai demandé à Gabriel ce qui le rendait heureux, dans la vie. Il a réfléchi un moment et il m'a répondu, sûr de lui : "voir Azaël!!".
J'aurais dû m'en douter, en même temps...
Et sinon, à part ça, ton papa et ta maman, tu les aimes quand même un peu, dis, mon Gaby...??
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