31/05/2008

Pêche ou chou-fleur?

Vendredi soir, courses rapides avec les enfants. Passage à la caisse. Gabriel m'aide à déposer le contenu du caddie sur le tapis roulant. En transvasant deux flacons de liquide vaisselle (deux, parce qu'on est en rade et que j'aime bien en avoir toujours un d'avance, normalement je n'en achète qu'un à la fois, faut pas croire qu'on fait collection...), Gabriel regarde le jaune, avec une bergamote dessinée sur l'étiquette, et me demande si c'est un produit à la pêche (c'est vrai que ça se ressemble un peu, la pêche et la bergamote). Je réponds que non, je rectifie, puis il désigne alors le vert, au romarin, se retourne vers moi et me demande "et celui-ci, il est au chou-fleur?". Même pas répondu, tellement je me suis marrée...

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18/05/2008

Porten'inouac

Vendredi soir, avec deux enfants de 3 ans et 5 ans, après une journée de boulot chargée, chez Carrouf (déjà, ça, c'est n'importe quoi...).

Rayon Chocolat. Je choisis mes indispensables tablettes de Lindt chocolat noir/ menthe, et Gabriel s'écrie que non, ce n'est pas le chocolat qu'ils aiment, avec sa soeur! Je le regarde et lui demande s'il me permet de me choisir le mien avant le leur, et je m'empare de deux tablettes Lindt chocolat / écroces d'orange. J'explique à Gabriel que, comme ça, ils ont les leur et moi les miennes. Et je lui fais remarquer au passage que leur pauvre papa, lui  n'a pas de chocolat attitré.

Gabriel, sans réfléchir, et je me demande encore pourquoi il a dit ça, lance alors "ben t'as qu'à lui en acheter au jambon blanc!!".

 Une dame qui faisait ses courses au même moment au même rayon a beaucoup apprécié la réplique, elle a éclaté de rire...

Du grand n'importe quoi, parfois, ces pauvres enfants...

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16/05/2008

Violette la (presque) marmotte

 Dix jours de recul. Je n’aurais pas osé écrire cette note plus tôt, déjà aujourd’hui je me dis que c’est risqué, de crier victoire si tôt. Mais quand même, je ne peux pas m’en empêcher puisque, ça y est, je peux l’écrire : Violette s’endort seule dans son lit le soir ! ! Yes ! !

Je résume : depuis un certain nombre de mois (plus d’un an ? j’avoue que je n’arrive même plus à me rappeler depuis combien de temps dure cette comédie pas drôle…), Violette refuse de s’endormir si je ne suis pas à ses côtés.

Chronologiquement, il y a eu plusieurs étapes : elle s’endormait d’abord à côté de moi dans notre lit, puis nous l’avions (finalement très récemment) obligée à rester dans son lit, mais je m’allongeais toujours à ses côtés le temps nécessaire à ce que Mademoiselle s’abandonne. Parfois, miraculeusement, ça marchait vite (je me rappelle d’un record à 20 h 24 sur le radio-réveil de notre chambre : jamais réussi à ce qu’elle dorme plus tôt ! !) mais, dans la majorité des cas, et surtout les jours où elle faisait une sieste, même petite, chez la nounou, je restais une demi-heure, voire une heure (là, je pétais limite les plombs , je l’avoue) à ses côtés, guettant la paupière qui se baisse enfin et le sommeil qui libère le corps et l’esprit (les siens autant que les miens, d’ailleurs…).

Bref… Même si je me fâchais régulièrement, lundi dernier, 5 mai, j’ai pété les plombs. J’avais très envie de regarder une émission à la télé, papa Boulardon n’était pas là, il était plus de 9 heures, j’étais immobile dans le lit de ma fille et… j’ai explosé ! J’ai crié, je me suis fâchée, cela a été d’une violence extrême. Violence verbale, heureusement, seulement, mais si je n’étais pas descendue me calmer, je crois que les mots auraient pu déboucher sur des gestes. Elle a d'ailleurs dû le sentir dans mon regard, que j'étais limite.

Bref... papa Boulardon a fini par rentrer alors que je n'étais pas remontée la voir, il a été ferme, l'a enfermée dans la salle de bain où elle a pleuré 5 minutes, me réclamant, je ne suis pas remontée et elle s'est écroulée de fatigue vers 21 h 30, sans m'avoir revue.

Le lendemain, nous avons parlé. Je lui ai dit qu'il fallait que ça cesse, que ce qui s'était passé la veille était grave, qu'on ne pouvait pas continuer ainsi, qu'il fallait qu'elle reste seule le soir sinon j'allais finir par lui en vouloir très fort, que c'était dommage de se disputer si fort quand on s'aimait tout aussi fort. Et accessoirement, qu'elle avait besoin de dormir plus tôt que ça le soir. Je crois qu'elle a compris que mon ton avait changé, elle m'a regardée sérieusement et elle a dit qu'elle était d'accord. Bon, j'avoue, je ne l'ai pas crue: elle me l'avait déjà dit tellement de fois sans tenir ses promesses, qu'elle allait faire des efforts!! Et pourtant...

Mardi 6, rentrés du cirque tard, elle s'est endormie à 22 heures 30 sans moi, mais à cette heure-là, c'était logique. Mercredi soir, je n'étais pas à la maison. Le lendemain matin, elle m'annonce au téléphone, toute fière, que « ai tapé dans la main papa et ai dormi toute seule! ». Je la félicite mille fois, et son père confirme l'exploit.

Depuis... ça roule. Les premiers soirs, elle a tapé dans ma main aussi, et depuis, même plus. Hier soir, elle m'a dit : « vais m'endormir toute seule, hein, maman? ». Ce qu'elle a fait.

Et moi... je revis. Le soir, je lis ou tricote devant la télé et, accessoirement, papa Boulardon et moi recommençons à nous voir deux heures par soir au lieu de nous croiser comme nous le faisions quand je devais rester près de Violette, quand je me couchais tôt pour éviter de m'énerver et quand lui se réfugiait devant son ordi.

Hier soir, on a mesuré le pouvoir que peut avoir un enfant. Enfin, le pouvoir qu'on lui laisse, en fait. Moi, j'hallucine de me dire, avec seulement 10 jours de recul, qu'on a pu laisser faire ça sans péter les plombs plus tôt. On a l'impression agréable de retrouver une maison pour nous deux, d'avoir le droit de se parler, de regarder ensemble une émission. Que des choses normales, en somme, mais que nous avions oubliées depuis tant de mois...

Trois détails pour finir :

  • mardi 6 au matin, j'avais pris du collège un RV au CMPP pour qu'on se fasse aider. Violette a dû en avoir peur, puisqu'elle a cessé son cirque juste après...

  • j'avais lu quelque part sur un sujet dont je ne me rappelle plus (peut-être l'apprentissage de la propreté?) que les enfants aimaient bien quand on matérialisait leurs progrès sur un calendrier. Donc, mercredi, j'ai dessiné un coeur par jour depuis que Violette dort seule, elle était super fière d'elle! Jeudi matin, quand je l'ai abondamment félicitée, comme chaque matin, elle s'est levée du canapé, a trottiné, pieds nus, jusqu'aux boîtes de feutres, où elle en a pris un orange, s'est dirigée vers le calendrier, m'a demandé quelle jour on était... et a dessiné un magnifique coeur orange à la case du jeudi 15. On s'est regardé, avec son père, et je pense qu'on s'est dit tous les deux que c'était presque gagné....

  • étrangement, depuis dix jours, Violette semble plus reposée qu'avant, elle s'énerve moins, n'eprouve plus le besoin de faire une sieste chez sa nounou, et a enfin envie de dormir à l'heure « normale »... Bizarre, comme coïncidence, non??

 

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12/05/2008

Petites fiertés maternelles

En ce moment, les enfants font tous les deux de grands pas en avant, chacun dans son style et à son niveau.

C'est ainsi que, depuis peu, Violette sait placer tous les pions sur un échiquier (bon, ensuite, pour les déplacements, son style reste très perso, mais c'est un début...) et, voulant imiter Gabriel qui avait mis l'autre soir la table tout seul pour m'aider tandis que je finissais de donner son bain à Violette, celle-ci a mis pour la première fois cette semaine la table toute seule, comme une grande. Là encore, les petites cuillères avaient été remplacées çà et là par des grandes et il manquait pas mal de trucs mais, une nouvelle fois, c'est de bon augure pour la suite. Non seulement ils se débrouillent seuls de plus en plus souvent, mais en plus ils commencent à nous alléger de certaines tâches. C'est bien, les enfants qui grandissent, quand même...

Hier matin, je retrouve Gabriel et Violette sur l'ordinateur de leur père, en train de regarder un épisode (en anglais, mais bon...) des Pokemon. Pas surprise, je me dis que c'est Pauline qui leur a mis. Sauf que... Pauline est dans sa chambre, qu'elle les a quittés un quart d'heure plus tôt et qu'ils n'étaient pas du tout devant l'ordinateur. Je demande à Gaby qui a lancé l'épisode, et il me répond, très zen, que c'est lui. Je lui demande alors de me refaire ce qu'il a fait, et je comprends en l'observant qu'il a retrouvé l'ordinateur en veille, qu'il a bougé la souris, qu'il a ouvert Mozilla Firefox en double-cliquant dessus ("tu vois, maman, j'ai cliqué deux fois là!!"), qu'il a ensuite fait autant d'allers et retours entre sa chambre et le bureau, histoire de mémoriser l'une après l'autre les 7 lettres du mot "Pokemon" trouvé sur une affiche près de son lit, qu'il a donc tapé ce mot sur un moteur de recherche (il a été incapable de nous préciser lequel)... et qu'il a atterri sur Yutube où il a lancé son épisode. Inutile de préciser qu'il nous a quelque peu bluffés. Si j'ajoute qu'il commence à s'amuser à déchiffrer la "chanson des lettres", on se dit qu'il n'attendra peut-être pas le CP pour apprendre à lire, ce petit garçon...

Enfin, hier après-midi, nous avons fait une grande marche en forêt tous les 5 (avec Pauline), d'à peu près 6 km. Gabriel a marché du début jusqu'à la fin, sans râler une seule fois, répétant même à plusieurs reprises qu'il était vraiment ravi de cette balade. Violette est un peu montée sur les épaules de son père, mais pas tant que ça : pour une petite nénette de 3 ans, elle a très bien marché elle aussi. Ceci dit, ils n'étaient pas seuls pour accomplir cet exploit : je leur avais rapporté mercredi dernier ces deux paires de chaussures de rando, nul doute que c'est en grande partie grâce à elles qu'ils ont si bien avancé !!

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06/05/2008

Premier vrai cirque pour Gabriel et Violette...

... parce que les précédents, c'étaient des acrobates en collants de chez Declathlon et en juste-au-corps miteux, accompagnés d'un pauvre lama tout pelé, que Gabriel et Violette ont vus les étes derniers à La Jenny. Sinon, comme on n'aime pas trop le cirque classique (heureusement, le directeur de notre salle nationale adore le nouveau cirque et en programme plusieurs spectacles chaque année), ben nos enfants n'en voient pas (ouais, c'est un peu de la censure, et alors??).

Bref, comme je suis en ce moment une grosse flemmarde qui passe sa vie à faire des mots fléchés niveau 1 ou 2 (après, il faut réfléchir...), à tricoter devant des téléfilms débiles ou à lire des best-sellers, je fais un copier-coller du site  http://www.equinoxe-lagrandescene.com/ pour parler du spectacle qu'on va voir ce soir (heureusement d'ailleurs qu'après, on a un "week-end" de 6 jours - oui, ça existe, ça commence le mardi soir et ça se termine le mardi matin suivant, même que, si cela ne tenait qu'à moi, tous les week-ends compteraient au moins 4 jours... -  parce que, comme l'a dit Gabriel ce matin après sa nuit de (seulement??) 10 heures : "en ce moment, je manque de sommeil mais c'est de la faute de Violette qui ne veut pas s'endormir le soir et qui pleure" CQFD. Bon, pour être honnêtes, c'est un peu aussi de la faute de ses parents qui le week-end dernier l'ont laissé regarder Fort Boyard tout le samedi soir pendant qu'ils picolaient du Gewurtz rouge (sic) avec des copains sous un saule pleureur angevin, en mangeant des merguez et en refaisant le monde...).

Donc, le spectacle de ce soir :

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Le Cirque Désaccordé de retour dans PMP
Petites Mythologies Populaires

Après la pluie, spectacle de rentrée 2005 donné sous chapiteau, au Mail, est encore dans tous les esprits, qui retraçait le quotidien d’une tribu de cirque autour de sa caravane, du petit matin au franchissement de la nuit, avec lanceur de couteaux, belle fildefériste au ventre arrondi, cuisine en direct et effluves de brownies, avec musique en direct (trompette au féminin).
Les revoilà, qui conçoivent un nouveau spectacle dont les répétitions commenceront à leur retour de tournée en Lettonie (onze représentations dans le cadre du Printemps Français). L’« humain » y sera toujours privilégié, mais l’exploration du quotidien englobera l’extraordinaire, voire le fantastique.

Nous, public, nous ferons face à une de ces jetées, type défilé de haute couture, estacade sur laquelle nos dix circassiens et leurs décors devraient jaillir et s’ébrouer insensément.
C’est du bonheur dont il s’agit. Un parcours drolatique qui s’amuse de la question suivante : la satisfaction de nos désirs nous procure-t-elle pour autant le bonheur ? La réponse (connue de tous) ne nous satisfait pas, voire nous désole… Mais prenons un peu de distance, et avec Épicure (ça fait du bien en ce moment), donnons au spectateur le plaisir de voir l’insatisfaction tourmenter les hommes (ce pourrait être une définition du théâtre).


Quelques « spécimens » vont, de tableau en tableau, vous exposer joyeusement les petits mythes populaires modernes, leurs grands et petits « tracas », au gré des chapitres suivants : la roue du destin, l’exploit ou la tentation de saint Antoine, l’anti-gravitation, le double, l’extraterrestre, le canapé et la machine à laver…

Oui, je sais, dit comme ça, ça fait un peu peur, et je ne suis pas sûre que les enfants captent bien la philosophie épicurienne sous-jacente au spectacle mais, promis, dans la programmation, c'est bien indiqué "à partir de 4 ans" et si c'est aussi bien qu'Après la pluie, c'est sûr : ça va leur plaire!!

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