15/06/2009
Ma tendre Violette...
Dimanche 14 juin, 14 heures 30 et des bananes, je m'apprête à endosser mon gros sac à dos, autour duquel j'aurai encore ensuite à enfiler un sac à main, un sac de boulot et un sac fourre-tout, dans lequel j'ai casé ce qui ne logeait pas dans le sac à dos, qui est OK pour 3 ou 4 jours, mais un peu juste pour 6 jours et demi, même empli de fringues d'été censées être plus légères...
Bref, une fois les sacs empilés sur moi, légère inquiétude : mes billets de train ont disparu alors que je les avais justement laissés bien en vue sur mon sac à main, histoire de ne pas oublier l'horaire de départ : 15 heures 04!! On demande à Violette en premier (va savoir pourquoi...) puis à Gabriel s'ils n'ont pas touché aux billets : nada. Tout le monde cherche, affairé, je vide en toute hâte sac à main et sac de boulot, mais je ne me revois vraiment pas rangeant mes billets où que ce soit... Papa Boulardon monte les chercher au premier étage(peu probable qu'ils y soient, mais on ne sait jamais), puis attaque même la poubelle de déchets secs, sous mes « ordres » : toujours rien... Il est presque 14 heures 45 et je commence à flipper grave. On habite à 5 mn de la gare, mais quand même... Je stresse tellement que je finis par annoncer que tant pis, je vais racheter l'aller, mais pas le retour, qu'ils le retrouveront sûrement et me l'enverront à l'hôtel d'ici à samedi prochain...
C'est alors que je vois ma Violette se plier en deux sous son bureau, heureusement fraîchement rangé le matin même par papa Boulardon, pour en ressortir... mes deux billets de train, miraculeusement rescapés!! Prise au dépourvu, je lui demande si elle les a cachés là pour que je ne parte pas, elle hésite à répondre, se demandant si je vais me fâcher ou pas, et finit par opiner du chef timidement... Je ne la fâche pas, bien sûr, je la serre au contraire fort dans mes bras, forcément émue par ce maladroit et magnifique témoignage d'amour. Elle a dû changer d'avis quand j'ai dis que j'allais racheter le billet : « raté, mon plan, zut alors! »...
Nous filons à la gare en famille, au pas de course, et, sut le quai, je serre jusqu'au bout ma Violette contre moi, encore tout émue de l'hommage un peu flippant, certes, mais extrêmement expressif, qu'elle vient de me rendre... Gabriel, quant à lui, a traversé la place Voltaire en me donnant la main et en m'assurant que cela ne lui faisait vraiment rien que je parte, que papa est là pour les câlins, que les papys et mamies vont s'occuper d'eux, que de toute façon, à l'école et la nuit, il ne se rendra même pas compte que je ne suis pas là. Mon valeureux grand mec de 6 ans!! N'empêche, quand le train part, il a les yeux rouges, mon héros d'un mètre dix... De mon coté, je ne fais pas vraiment la fière non plus au moment de poser mes sacs à ma place mais c'est bien fait pour moi, je n'ai qu'à dire non à ces oraux de Capes... Mais c'est une expérience humaine et intellectuelle tellement unique que voilà, mes enfants en sont tristes, mais je les « abandonne » quand même 6 jours et demi tant qu'on veut bien de moi là-bas. C'est probablement égoïste, mais c'est comme ça... Et on sera tellement heureux de se retrouver, on a déjà tellement de choses prévues à mon retour que, rien que cela, cela va nous faire tenir une semaine. En plus, c'est bientôt les vacances d'été, on va avoir plein de temps pour se retrouver et pour profiter les uns des autres!...
A samedi, mes bébés!...

08:59 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Vraiment tendre et espiègle Violette ! Je suis sûre que tous vont te faire la fête à ton retour !
Ecrit par : Géraldine | 16/06/2009
Difficile les départ, même pour quelques jours ! Joli témognange, même si cela t'a valu un bon coup de flippe !!
Ecrit par : Phany | 16/06/2009
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